
John Wayne, un homme, une légende
|
| | |
| Auteur | Message |
|---|
Admin Admin


 Inscrit le : 26 Fév 2007 Messages : 1576
 | Sujet: Les Cavaliers Mer 29 Aoû - 8:56 | |
| Les Cavaliers (Critique Cinéma) 5/7/2004 2:36 -
Réalisé par John Ford
Avec John Wayne, William Holden, Constance Towers
Film américain.
Genre : Western
Durée : 1h 59min. Année de production : 1959
Titre original : The Horse Soldiers
Distribué par Action Cinémas / Théâtre du Temple
Tags : d'après une histoire vraie (373), guerre de sécession (46), les essentiels de John Ford (19), les essentiels de John Wayne (13), soldat / militaire (106)
En pleine guerre de Sécession, le colonel Marlowe et son détachement de cavalerie nordiste se lancent dans un raid de sabotage en territoire ennemi. Sa femme étant morte sur une erreur de diagnostic, Marlowe s'oppose au médecin militaire. Dans un périple, ils sont obligés d'emmener avec eux une aristocratie sudiste qui pourrait menacer le succès de la mission. Un autre antagonisme naît entre Marlowe et la sudiste. Après maintes péripéties, ils arrivent à saboter la principale voie ferrée, à brûler train et coton. Poursuivis par les Sudistes, ils leur échappent par ruse puis les combattent durement. Vainqueurs, les nordistes vont sauter un pont pour éviter d'autres poursuivants. Seuls resteront, le médecin qui ne veut pas abandonner ses blessés et la sudiste que Marlowe a relâchée et dont il s'est épris.






Dernière édition par Admin le Jeu 8 Mai - 12:21, édité 3 fois |
|  | | Admin Admin


 Inscrit le : 26 Fév 2007 Messages : 1576
 | Sujet: Re: Les Cavaliers Sam 1 Sep - 12:32 | |
| 
Les Cavaliers :
Sortie(s) : 30 septembre 1959 (France) 12 juin 1959(USA)
Titre original: The Horse Soldiers
Genre: Western Durée: 1h59 Pays: USA
Réalisé par: John Ford
QU’ELLE ETAIT BELLE MON AMERIQUE
http://www.critikat.com/article1514.html
Ophélie Wiel
Les Cavaliers
Réalisé par John Ford
Les Cavaliers marque le grand retour de John Ford au western, cinq films et trois ans après le splendide Prisonnière du désert. Le cinéaste revient également à son sujet de prédilection : la cavalerie, dont il avait fait l’héroïne de la trilogie La Charge héroïque/Rio Grande/Fort Apache, trois chefs-d’oeuvre réalisés dans les années 40. Il est intéressant de comparer les deux regards portés par le maître, à vingt ans d’écart, sur l’épopée américaine : plus pessimiste et sombre que ses précédentes oeuvres, Les Cavaliers poursuit la lente remise en question des grands héros fordiens.
John Ford réalisa à contre-cœur Les Cavaliers. Le sujet lui en avait été imposé par le studio United Artists qui produisit le film, et on imagine bien le vieux cinéaste bourru grommelant contre ses patrons peu conciliants. Néanmoins, comme pour toutes ses œuvres, mineures ou non, de commande ou pas, John Ford réussit à imposer sa patte inimitable au film. Dans un CinémAscope superbe, il multiplie les plans d’ensemble sur la cavalerie américaine, dont il glorifia si bien la bravoure et la dévotion dans le passé. Mais à l’instar de La Prisonnière du désert, qui marque un tournant dans l’œuvre de Ford, Les Cavaliers impose une vision plus sombre et plus ambigüe de la nature humaine d’un cinéaste vieillissant qui était alors au crépuscule de sa carrière. 1863. La guerre de Sécession fait rage. Les Yankees sont inquiets, car les Sudistes tiennent bon et gagnent du terrain. Le colonel Marlowe (John Wayne), accompagné du major et médecin-chef Kendall (qu’il déteste), est envoyé avec son régiment pour une action de sabotage en plein territoire ennemi. En chemin, la troupe capture une jeune femme sudiste qui avait tenté d’avertir l’ennemi de leurs agissements... Ford ne croyait pas beaucoup à l’inimitié entre Marlowe et Kendall, ni à l’histoire d’amour entre Marlowe et la jeune sudiste. Il remplit donc rapidement son cahier des charges, en expédiant à la fois la réconciliation des deux hommes et la déclaration d’amour. Le casting lui-même semble prouver le désintérêt du cinéaste pour ces deux personnages, tant William Holden (Kendall) et Constance Towers semblent égarés dans leur rôle. Car Ford, semble-t-il, avait d’autres idées en tête : l’histoire étant tirée d’un fait réel, le réalisateur l’a voulue, à sa façon, plus réaliste. Les véritables accrochages entre Nordistes et Sudistes sont réduits au maximum : Les Cavaliers ne comporte aucune des scènes de bataille véritablement héroïque pour lesquels Ford était passé maître. Le clou du film, et sans doute la plus belle scène, montre la « fuite » du régiment devant une troupe de jeunes cadets sudistes, dont le plus âgé a à peine 16 ans. Le respect intense de l’homme qui est une des thématiques principales de l’œuvre fordienne se traduit dans Les Cavaliers par un refus total de cette guerre fratricide que le peuple américain n’aurait jamais dû mener : refus des effusions de sang inutiles - dont Marlowe, personnage typiquement fordien, est le héraut -, mais aussi refus de la diabolisation de l’ennemi. Si la cavalerie nordiste est au centre du film, les Sudistes n’en ont pas moins le sens de l’honneur, et ces jeunes cadets dont Ford filme la détermination avec une grande affection et beaucoup d’humour, en sont l’exemple parfait. La guerre selon Ford n’est plus le temps des batailles rangées pleines de cadavres et des « charges fantastiques ». Les Cavaliers est en quelque sorte un « horse-movie », où l’on observe la vie de la troupe en marche, son inquiétude, ses faiblesses mais aussi sa solidarité quotidienne, bien plus que ses affrontements avec l’ennemi. Une heure durant, Ford filme ces visages anonymes de soldats qui avancent sans se plaindre, puis prend le temps de s’arrêter sur chaque blessé, attentif à leur souffrance, mais aussi à leur courage jamais pris en défaut : lorsqu’un drapeau tombe en plein combat, il y a toujours quelqu’un derrière lui pour le ramasser et le dresser toujours plus haut. Homme aigri mais juste même dans l’illégalité, le colonel Marlowe est le frère de tous les héros que son interprète, John Wayne, avait déjà immortalisé devant la caméra de Ford. Mais c’est un héros désabusé, qui semble ne plus trouver comme avant une raison de vivre dans sa vocation militaire. Il pleure sur chaque soldat perdu, bafouille devant la femme qu’il a maltraitée, évite le combat lorsque c’est encore possible et perd presque courage lorsqu’il se voit acculé à ordonner des atrocités - incendies, pillages... Pour lui, John Ford avait refusé le traditionnel happy end de la cavalerie, au son du clairon. Il préfère le voir s’éloigner au grand galop sur un pont près à exploser et sous le regard désolée de sa dulcinée ; car quelques années plus tard, dans L’Homme qui tua Liberty Valance, le héros fordien finira son triste destin en mourant sans qu’on lui rende les honneurs.
Ophélie Wiel |
|  | | Vixare Admin


   Age : 20 Inscrit le : 06 Mar 2007 Messages : 308 Localisation : Lincoln County Emploi : étudiant Loisirs : western-ciné-foot
 | Sujet: Re: Les Cavaliers Lun 3 Sep - 23:00 | |
| | Ethan a écrit: | | et puis j'aime bien la musique du générique alors : c'est parfait ! amitiés |
si ça t'intéresse, j'ai un enregistrement, sur ce : "I left my love I love ... "  |
|  | | Admin Admin


 Inscrit le : 26 Fév 2007 Messages : 1576
 | Sujet: Re: Les Cavaliers Jeu 8 Mai - 12:13 | |
| _________________
 |
|  | | Admin Admin


 Inscrit le : 26 Fév 2007 Messages : 1576
 | Sujet: Re: Les Cavaliers Jeu 8 Mai - 12:22 | |
| http://in.dvdrama.com/tepepa/blog/193/
Un petit John Ford, comme du temps de La Dernière Séance, ça vous tente ? The Horse Soldiers John Ford 1959 C’est la guerre de Sécession, le colonel nordiste John Wayne a pour mission d’aller mettre un peu le bordel en territoire ennemi avec un bataillon et un médecin (William Holden) qu’il n’apprécie guère. La guerre avec John Ford, ça commence mal, ou bien selon les points de vue. Au lieu de piller, massacrer et brûler tout ce qui bouge, notre John Wayne bedonnant préfère se faire inviter à dîner et papoter avec les dames d’en face. Mais le plus grand réalisateur de tous les temps sait nous retourner une situation assez vite à l’aide d’un tuyau de poêle qui sert de table d’écoute moderne. Et oui, cette garce de sudiste nunuche (Constance Towers) est moins crétine qu’elle ne veut le faire paraître ! Toute la séquence est émaillée de gags qui m’ont plié de rire, je ne m’attendais pas à ça d’un film de guerre! Des galonnés qui se lèvent tous à l’unisson à chaque fois que la fausse cruche fait de même, au Sergent qui goûte le brandy qu’on doit servir aux officiers, je me fendais franchement la poire. Ceci dit les amis, pas de fausses idées, ce n’est pas Arsenic et vieilles dentelles non plus, je suis assez bon public. Et tout ça c’est bien gentil, mais les hostilités tardent à démarrer. L’espionne sudiste tombe à la flotte, et les soldats font sécher ses frusques en brochettes autour du feu. Là encore, je me marre. Enfin ça y est, l’action est au rendez vous, ça se met un peu à canarder. Tiens non, toujours pas, ce sont juste deux déserteurs qui donnent au Duke l’occasion de faire son numéro (Il faut voir John Wayne enfiler ses gants, il me fait un peu penser à Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs, juste avant qu’il bourre-piffe le pauvre Blier). Finalement c’est marrant la guerre ! Pas tant que ça en fait. Il fallait bien que ça frite à un moment ou à un autre. Tombé dans un piège, nos nordistes voient un train entier de sudistes leur tomber dessus en criant « Yiyiyiyiyiyi » comme dans Les Tuniques Bleues - comme quoi Les Tuniques Bleues c’est vachement documenté. Heureusement, le Duke est intelligent, il a flairé le bug, et il a eu le temps de se préparer au choc. Les sudistes se font laminer mais il y a de la casse dans les rangs, et là on ne rigole plus. Le Duke est désabusé, il ne voulait pas ça le bougre, il faut le voir incapable de réconforter un mourrant, il faut le voir presque saoul déblatérer sa haine des médecins qui lui ont tué sa femme (c’est donc pour ça qu’il aboie tout le temps sur le toubib). Subrepticement Ford nous montre un soldat vider un seau plein de sang, comme s’il nous disait « Je ne peux pas vous montrer l’horreur, mais elle est bien là ». Et les soldats démontent la voie ferrée comme on démonte un Mc Do, à l’huile de coude ! En fait c’est horrible et fatiguant la guerre… Les minutes passent. Wayne et Holden commencent à se mettre sur la gueule, mais ils n’ont pas le temps de finir. Notre bataillon se trouve, en effet, confronté à une armée de gamins qui apporte à nouveau son lot de situations comiques (une mère qui ramène son mioche de soldat à la maison, un nordiste qui donne la fessée à un autre petit sudiste). Les cavaliers évoluent dans une campagne riante, loin du front, dans un endroit où il semble que la guerre n’a jamais existé ! Au fond, cette guerre n’est qu’une farce, semble nous dire John Ford... La bataille finale contre un vrai régiment sera un peu plus convaincante, mais assez décevante quand même. On raconte qu’un cascadeur est mort pendant le tournage, et qu’à cause de cela Ford à plus ou moins sabré son quota de chutes spectaculaires. Wayne et la sudiste tombent bien sûr amoureux, et Holden et Wayne finissent par se serrer la pince, évidemment. Le toubib reste derrière avec les blessés, et quand il est rejoint par les sudistes, le colonel ennemi lui propose l’aide de son propre chirurgien, qu’il accepte avec honneur. Finalement, la guerre selon Ford, c’est humain. Pas un grand Ford, mais un Ford agréable et drôle. Un Ford auquel il manque un chouia d’action et de tripes. Wayne est génial comme toujours, Holden est un peu falot, loin de l’ambiguïté et du désespoir qu’il montrera dans La Horde Sauvage. Constance Towers est bien aussi, même si le prétexte utilisé pour justifier la présence d’une femme tout au long de l’intrigue est gros comme l’arrière train du Duke. Un Ford dispensable, mais un Ford malgré tout... _________________
 |
|  | | Admin Admin


 Inscrit le : 26 Fév 2007 Messages : 1576
 | Sujet: Re: Les Cavaliers Jeu 8 Mai - 12:22 | |
| | Vixare a écrit: | une "critique" pas très tendre de la part de l'ami Tepepa ... perso j'aime beaucoup  |
_________________
 |
|  | | Admin Admin


 Inscrit le : 26 Fév 2007 Messages : 1576
 | Sujet: Re: Les Cavaliers Jeu 8 Mai - 12:22 | |
| | Admin a écrit: | Pour moi c'est un grand film, j'aime beaucoup aussi, mais il ne dit pas vraiment du mal, pour lui ce n'est pas un Ford majeur, mais cela reste un bon film.
Et puis il dit ça, alors on lui pardonne
| Citation: | | .....Wayne est génial comme toujours..... |
|
_________________
 |
|  | | Admin Admin


 Inscrit le : 26 Fév 2007 Messages : 1576
 | Sujet: Re: Les Cavaliers Jeu 8 Mai - 12:22 | |
| | Ethan a écrit: | | bonjour à tous : comme quoi les gouts et les couleurs !!! moi c'est un de mes fords préférés ( ils sont tous mes préférés !!! ) et j'aime bien l'humour qui règne dans ce film , j'ai du le voir au moins 5 fois au cinema quand j'étais gosse !!! et puis j'aime bien la musique du générique alors : c'est parfait ! amitiés "Ethan" |
_________________
 |
|  | | |
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|