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 Rio Bravo - 1959

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MessageSujet: Rio Bravo - 1959   Mer 7 Mar - 4:45

Rio Bravo (film, 1959)



Arrow [Cilquez ici pour visionner la bande d'annonce]





Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Rio Bravo

Réalisation : Howard Hawks
Scénario : Jules Furthman
Leigh Brackett
B. H. Campbell (roman)
Durée : 141 minutes
Sortie : 18 mars 1959
21 octobre 1959
Rio Bravo est un film américain de Howard Hawks sorti en 1959.



Synopsis

Le shérif John T. Chance aidé de son adjoint Dude, alcoolique notoire, arrête le meurtrier Joe Burdett. Or, celui-ci n’est autre que le frère de Nathan Burdett, riche propriétaire terrien, fermement résolu à le délivrer avec l’appui de ses sbires. Dans l'attente du juge fédéral qui pourra juger Joe, la prison de la ville devient dès lors le centre de toutes les attentions et de tous les dangers.





Commentaire
Le film est un des plus grands westerns réalisés. La rédemption de l'adjoint alcoolique ou de la femme mal jugée, la fraternité des faibles contre l'ennemi fort, la puissance des femmes face à la gaucherie des hommes, les sujets abordés par le film sont légions et la maîtrise des scénaristes et de Hawks sublime chaque thème.



Fiche technique

Titre : Rio Bravo
Réalisation : Howard Hawks
Scénario : Jules Furthman, Leigh Brackett d'après une nouvelle de B. H. Campbell
Musique : Dimitri Tiomkin
Photographie : Russell Harlan
Montage : Folmar Blangsted
Direction artistique : Leo K. Kuter
Décors : Ralph S. Hurst
Costumes : Marjorie Best
Production : Howard Hawks pour Warner
Film américain
Genre : western
Format : Couleurs (Technicolor) - 1,85:1 - 35 mm
Durée : 141 minutes
Date de sortie : 18 mars 1959 (USA)

Distribution
John Wayne : John T. Chance, Sheriff
Dean Martin : Dude, adjoint alcoolique du sheriff
Angie Dickinson : Feathers
Ricky Nelson : Colorado
Walter Brennan : Stumpy, le gardien de la prison, un vieillard boiteux et bougon
Ward Bond : Pat Wheeler
John Russel : Nathan Burdett
Claude Akins : Joe Burdett

Galerie de personnages et distribution


Sheriff John T. Chance
par John Wayne
!



Dude «Borachón»
par Dean Martin (On a pu voir ce comédien dans "Les 4 fils de Katie Elder", "Quatre du Texas", "Embrasse-moi idiot", "Comme un torrent", "Le bal des maudits", "Artistes et modèles").



Colorado Ryan

par Ricky Nelson


Feathers
par Angie Dickinson (On a pu voir cette comédienne dans "Pulsions", "La poursuite impitoyable", "Le point de non-retour", "A bout portant")


Stumpy
par Walter Brennan (On ne le présente plus, il est dans quasi tous les westerns du septième art. Un habitué de Hawks et de Ford)



Pat Wheeler
par Ward Bond (On a pu voir ce comédien dans "La prisonnière du désert", "Johnny Guitar", "L'homme tranquille", "Le convoi des braves", "Le massacre de Fort Apache")



Nathan Burdette
par John Russell (On a pu voir ce comédien également dans "Le géant du grand nord", "Le soleil brille pour tout le monde", "Furie des tropiques", "Le cavalier de la mort", "Le brigand bien aimé")



Carlos Robante
par Pedro Gonzales-Gonzales (On a pu voir ce comédien dans "Cramponne-toi Jerry", "La peur au ventre")



Joe Burdette
par Claude Akins (On a pu voir ce comédien dans "La bataille de la planète des singes", "A bout portant", "Tiens bon la barre Jerry", "Le renard des océans", "Tant qu'il y aura des hommes")




Harry Carey Jr. figure au générique mais pas à l'écran. Son rôle fut coupé au montage.
Dans Assaut, qui en est un remake, John Carpenter a rendu hommage au film de Hawks en signant le montage du film avec un pseudonyme, John T. Chance, le personnage principal de Rio Bravo interprété par John Wayne.



Remakes
On notera que le canevas du film, qui reprend en partie celui du Train sifflera trois fois de Fred Zinnemann en 1952 et de 3h10 pour Yuma de Delmer Daves en 1957, a lui même été repris de nombreuses fois, notamment par John Carpenter dans Assaut et George A. Romero dans ses films d'horreur. Hawks lui même l'a de nouveau décliné deux fois ultérieurement.

1952 : Le Train sifflera trois fois (High Noon) de Fred Zinnemann
1957 : Trois heures dix pour Yuma (3:10 to Yuma) de Delmer Daves
1966 : El Dorado de Howard Hawks
1970 : Rio Lobo de Howard Hawks
1976 : Assaut (Assault on Precinct 13) de John Carpenter
2005 : Assaut sur le central 13 (Assault on Precinct 13) de Jean-François Richet

Source wikipedia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rio_Bravo_(film,_1959)


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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Jeu 8 Mar - 0:57






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MessageSujet: RIO BRAVO   Lun 12 Mar - 17:00

C'est le film que j'ai vu et revu le plus souvent au cinema ; a l'époque il ne passait pas à la tv et on n'avait pas de mégnetoscope ! j'ai dû le voir au moins dix fois au cinoche ,comme on disait ! et les chansons ; impossible de les avoir , elles ne sont sortis que beaucoup plus tard ; les versions studio de " my riffle my pony and me " en duo avec dean martin et ricky nelson et de "cibdy, cindy" sont sorti dans un coffret cd de "ricky nelson" en 2002 ou 2003 ! avant il y avait juste la version de dean martin sans ricky nelson qui était sorti dans les années 70 ! et d'ailleurs le theme de cette chanson c'est dans " la riviere rouge " que l'on l'entend au générique et c'est au même auteur qu'on doit la musique de cet deux film ;monsieur dimitry thiompkin , et pour la petite histoire ; johnny cash avait écrit une autre chanson pour" rio bravo"que "my rifle , my poney and me" qui s'appelait "restless kid" et que dimitry a ecarté au profit de la sienne et curieusement par contre cette chanson a été édité a l'époque alors que les chansons du film on été aux oubliettes ! amitiés "Ethan"
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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Lun 12 Mar - 18:47

Merci pour ces précisions que je ne connaissais pas Ethan.

Moi aussi Rio Bravo est certainement le film que j'ai le plus vu de tous les ilms de ma vie et de John Wayne.

Peut etre le plus emblématique,meme si je pense Ford plus profond qu'Howard Hawks, c'est sans doute mon préféré.

Tiomkin qui a écrit aussi entre autre la musique d'Alamo, je vais lui consacrer un sujet dans le forum "perosnnes liés à John Wayne", c'est en projet.

En attendant le mp3 de "My rifle, my pony and me" avec la présentation de John Wayne himself.


http://www.toofiles.com/fr/oip/audios/wma/deanmartinriobravo.html

Montage photos Rio Bravo, avec la chanson "My rifle, my pony, and me"


Rio bravo 1


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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Lun 12 Mar - 19:30



Citation :
John Chance, shérif de son état, arrête un meurtrier et l'enferme dans la prison en attendant la venue du Prévôt. Pour le soutenir (le frère du meurtrier veut à tout prix le libérer), Dude, devenu alcoolique à la suite d'un chagrin d'amour ; Colorado, jeune tireur d'élite et ex-employé de la victime et Stumpy, vieil infirme bougon mais serviable. Chance a un autre problème qui s'avère plus délicat : il est tombé sous le charme d'une joueuse de poker, Feather. Celle-ci s'est jurée de lui mettre le grappin dessus, et ce, par tous les moyens…
S'il fallait nommer les cinq plus grands réalisateurs américains, Howard Hawks serait parmi le trio gagnant. Conteur exceptionnel (l'adaptation du Grand sommeil est exemplaire), amateur de jolies femmes, Hawks excellait dans tous les genres du système hollywoodien.

Selon Hawks, le parcours que doivent respecter et atteindre un couple (l'exactitude de leurs sentiments respectifs) est tortueux. Tous les personnages hawksiens sont dépourvus d'égoïsme. Ils s'aiment mais n'osent pas exprimer cet amour, car ils veulent d'abord en vérifier le contenu. La femme choisit et l'homme assume. Un exemple précis, dans L'Impossible Monsieur bébé, Katherine Hepburn lâche une phrase mémorable " C'est l'homme que je vais épouser, mais il ne le sait pas encore ". Tout Rio Bravo est dans cette affirmation et c'est principalement ce qui fait son charme.

Pour mieux comprendre les subtilités de l'art hawksien, procédons à une petite dissection de la mise en scène hawksienne sur le couple: - La rencontre, synonyme du premier face-à-face, commence généralement par une situation incongrue ou légèrement drôle. La femme est attirée mais ne sait pas comment s'y prendre. Quant à l'homme, il est fasciné mais non conquis. De plus, le découpage des plans est hautement révélatrice. Hawks choisit de les filmer séparément. Cette décision prend une grande valeur intuitive lorsqu'on sait que le charisme amoureux s'opère progressivement, c'est pourquoi le dialogue entre Feather et Chance est mis en scène sur le mode champs/contrechamps. - Le coup de foudre qui a véritablement lieu à partir du second échange, mais qui reste confus. Le champ/contrechamps est toujours respecté, mais cette fois-ci Hawks place sa caméra à la hauteur de ses acteurs. Le message est clair : ils sont épris l'un de l'autre mais ils ne le savent pas encore. Seule la caméra le sait, le cinéaste et le spectateur. - L'amour défini, où l'on voit les protagonistes se confier réciproquement sans toutefois franchir les limites de la bienséance…

Hawks maintient le suspense amoureux et ouvre la marche à suivre pour ses personnages. Durant une bonne partie du film, Feather et Chance se querelleront la tête pour des broutilles, jusqu'à ce qu'ils franchissent l'ultime étape. Mais là où l'on s'attendait à une réaction masculine violente, Hawks, comme à son habitude, transgresse les règles de la misogynie et offre le beau rôle à la femme avec un monologue exemplaire

" Je sais bien que j'ai le don de vous rendre furieux John. Alors, ne m'obligez pas à vous dire pourquoi je suis restée. Je ne vous compliquerais pas l'existence. Je m'écarterais de votre chemin. Je resterais là, c'est tout ! Vous ne me devez absolument rien et vous me devrez rien jusqu'à la fin. Et quand ce sera la fin, vous me direz de partir. Non ! Vous n'aurez même pas besoin de me le dire. Je le comprendrais alors et je partirais. C'est correct n'est-ce pas John ? Vous n'avez pas à me répondre maintenant si vous n'en avez pas envie. Mais au moins dites-moi un mot. "

L'homme à nu : " Si je n'avais pas tous ces ennuis, ce serait peut-être différent. Mais je les ai. "

Elle : " C'est tout ce que je voulais entendre " .

Il faut avoir vu une fois Rio Bravo dans sa vie. Chaque plan de ce film exprime le respect, respect pour les personnages, respect pour le spectateur et respect pour la femme. Le fait de déceler tant de génie et d'humilité dans Rio Bravo confirme une chose : voir un film de Howard Hawks, c'est recevoir une leçon de cinéma.

Samir Ardjoum

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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Mar 13 Mar - 22:43

J'adore ton montage ! Very Happy Bravo !
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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Jeu 15 Mar - 1:53

Merci Vixare Wink

Rio Bravo l'échange final


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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Ven 16 Mar - 2:52

Ricky Nelson - Get Along Home Cindy
(Rio Bravo)
(With Dean Martin, Walter Brennan)


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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Jeu 24 Mai - 19:24

Trop bien !!! merci pour la musique bravo
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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Mar 4 Sep - 23:17


My rifle, my poooony and me...

My Rifle, My Pony, and Me

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The sun is sinking in the west
The cattle go down to the stream
The redwing settles in the nest
It's time for a cowboy to dream

Purple light in the canyons
That's where I long to be
With my three good companions
Just my rifle, pony and me

Gonna hang my sombrero
On the limb of a tree
Coming home sweetheart darling
Just my rifle, pony and me

Whippoorwill in the willow
Sings a sweet melody
Riding to Amarillo
Just my rifle, pony and me
No more cows to be roping
No more strays will I see
Round the bend she'll be waiting
For my rifle, pony and me
For my rifle, my pony and me


Et n'oubliez pas...



Get along home, Cindy-Cindy
I wish I was an apple hangin' in a tree
And everytime my sweetheart passed
She'd take a bite off me
She told me that she loved me
She called me sugar plum
She threw her arms around me
I thought my time had come

Get along home, Cindy-Cindy
Get along home, Cindy-Cindy
Get along home, Cindy-Cindy
I'll marry you sometime

I wish I had a needle
As fine as I could sew
I'd sew her in my pocket
And down the road I go
Cindy hugged and kissed me
She wrung her hands and cried
Swore I was the prettiest thing
That ever lived or died

Get along home, Cindy-Cindy
Get along home, Cindy-Cindy
Get along home, Cindy-Cindy
I'll marry you sometime


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MessageSujet: Chez DVD CLASSIK.   Sam 8 Sep - 9:40




http://www.dvdclassik.com/Critiques/dvd_riobravo.htm

Le shérif de Rio Bravo, John T. Chance (John Wayne), a assisté à la déchéance de son adjoint Dude (Dean Martin) qui a sombré dans l’alcoolisme suite à une déception amoureuse. L’arrestation de Joe Burdette, qui vient d’abattre un homme de sang froid, va permettre au shérif de donner à Dude l’occasion de se réhabiliter. En effet, Nathan Burdette, l’un des plus gros propriétaires terriens de la région, est bien décidé à délivrer son frère par tous les moyens ; il commence donc par encercler la ville pour empêcher le shérif de transférer son prisonnier dans une prison fédérale. N’ayant plus d’autres choix que d’attendre l’arrivée du Marshall, le shérif va avoir fort à faire pour défendre sa prison contre les agissements des ‘mercenaires’ loués par Burdette. Sans la réclamer, John T. Chance va obtenir l’aide de plusieurs autres personnes en plus de celle de Dude à qui il rend son étoile : Stumpy (Walter Brennan), le gardien de la geôle, vieil homme grincheux et infirme ; Colorado (Ricky Nelson), jeune tireur d’élite, garde du corps d’un chef de convoi lâchement assassiné par la bande à Burdette ; enfin Feathers (Angie Dickinson), joueuse de cartes professionnelle que le shérif soupçonne d’être malhonnête mais dont il va très vite tomber amoureux. A un moment donné, Nathan paye un groupe de musiciens afin qu’il joue sans discontinuer le ‘Deguello’ mexicain, indiquant ainsi qu’il ne fera pas de quartier lors du déclenchement de l’attaque, ce chant étant celui joué par les mexicains lors de la bataille d’Alamo. Le shérif et ses adjoints ayant décidé de se retrancher à l’intérieur de la prison jusqu’à l’arrivée des ‘renforts’, Dude et John effectuent une dernière sortie destinée à faire des provisions pour soutenir le ‘siège’. C’est alors que Dude se fait bêtement kidnapper par les hommes de Burdette. Un échange est alors proposé : Dude contre Joe. L’échange tourne rapidement au combat : David contre Goliath, tout le monde connaît la fin de cette lutte au départ inégale qui aura lieu lors d’un affrontement final homérique dans lequel la fronde sera remplacée par de la dynamite ! Le shérif pourra désormais convoler comme il le mérite avec la sensuelle Feathers.





Rio Bravo
(id.)
Réalisé
par Howard Hawks
Avec John Wayne, Dean Martin, Ricky Nelson, Angie Dickinson, Walter Brennan, Ward Bond
Scénario : Jules Furthman et Leigh Brackett d’après une nouvelle de B.H. McCampbell
Musique : Dimitri Tiomkin
Photographie : Russell Harlan
Un film Warner Bros
USA - 136 mn - 1959






Pourquoi vous avoir dévoilé sans vergogne tout le squelette de l’intrigue du film y compris son dénouement ? Parce qu’il n’est pas gênant de connaître toute l’histoire de Rio Bravo avant de le visionner puisque Howard Hawks a toujours affirmé s’intéresser plus aux relations entre les personnages qu’à la progression dramatique de cette intrigue proprement dite d’ailleurs assez conventionnelle (et sans spoilers particuliers). Ainsi, le film (comme bon nombre de westerns d’ailleurs, on a un peu trop tendance à l’oublier, les clichés ayant la vie dure) ne saurait se résumer à cette simple histoire de duel opposant le petit groupe conduit par le shérif contre les innombrables mercenaires. Bien d’autres thèmes seront abordés en cours de route dont le principal est un leitmotiv chez le réalisateur : la chaude amitié virile exaltée par la tâche qu’il y a à accomplir en commun, mais aussi les difficiles relations hommes/femmes, la vie d’une petite ville frontalière, le sauvetage moral de Dude, etc. Nous aurions pu en faire de même, à savoir dévoiler tous les ‘coups de théâtre’ de l’intrigue sans que ça ne gâche en rien leur vision, pour un grand nombre des plus belles oeuvres du réalisateur, celles surtout construites autour d’un groupe de personnages comme Seuls les anges ont des ailes, Air Force, La Captive aux yeux clairs ou Hatari.
1959. La décennie bénie de tous les amoureux du western se clôt en apothéose avec justement la sortie de Rio Bravo. Rien qu’à voir apparaître ce nom géographique désormais mythique, des images remontent à la surface de notre mémoire comme celle de Dean Martin à genoux devant le crachoir, la bouille inénarrable et édentée de Walter Brennan, les collants noirs recouvrant les superbes jambes élancées de Angie Dickinson, etc. Et on imagine, sans risque de se tromper, des sourires affleurer sur les lèvres d’une immense majorité de cinéphiles et de cinéphages au seul fait de prononcer son titre. Pourquoi cette quasi-unanimité ? Quel autre western peut se targuer aujourd’hui d’être aussi fédérateur et de susciter autant de ferveur y compris chez les personnes pas spécialement attirées par le genre ? Combien de westerns ont attisé autant d’exégèses, des plus passionnées aux plus fumeuses, Hawks ayant été comparé à tout et n’importe qui, son film accablé sous des références pas obligatoirement liées au western, à la plus grande surprise du réalisateur d’ailleurs ? Pourquoi justement ce western de Hawks est-il aussi réputé ? Mérite-t-il cet engouement jamais démenti depuis ?
La réponse est OUI ! Quel plaisir de devoir écrire sur Rio Bravo, le film qui m’a insufflé tout jeune le virus et la passion du cinéma, même si aujourd’hui je me permets de placer plus haut dans ma hiérarchie personnelle certains westerns d’autres géants du genre : John Ford, Delmer Daves, Anthony Mann ou Raoul Walsh ! Les innombrables visions de ce western unique n’ont pas entamé le ravissement de sa première découverte, ce qui laisse à penser qu’on peut aisément l’apprécier à tout âge en y découvrant à chaque fois de nouveaux éléments qui viennent enrichir encore cette pure et simple merveille. En y mettant toute ma bonne volonté et si j’avais eu la moindre ‘prétention’ d’aller à l’encontre de l’opinion majoritaire, il m’aurait pourtant été difficile de trouver beaucoup à redire à ce chef d’œuvre absolu du 7ème art. Et ceci est d’autant plus étonnant que jamais Hawks ne cherche, à l’instar des Aldrich, Fuller, Penn, Peckinpah ou Leone, à renouveler le genre ou à en subvertir les codes mais au contraire, s’inscrit en marge de tout renouveau. L’intrigue de son film n’a rien de bien originale, sa mise en scène pourrait paraître en apparence banale et pourtant Rio Bravo fait partie des films les plus parfaits sortis des studios hollywoodiens, Hawks jouant du classicisme avec splendeur et décontraction. Il y a donc bien un ‘mystère’ Rio Bravo que nous allons modestement essayer de résoudre sans avoir trop recours à l’historique ni aux anecdotes entourant ce film culte, la matière livresque en la matière étant abondante sur le seul territoire français (pour quelques pistes, voir en fin d’analyse technique du DVD).
En fait de mystère, il s’agirait plutôt d’une alchimie parfaite de tous les éléments constitutifs du film, renforcée par l’ambiance chaleureuse ayant régné sur le tournage. Vous allez me rétorquer que des tournages orageux ont pu aboutir à des chefs d’œuvre et qu’à l’inverse, des tournages paradisiaques ont pu donner de mauvais films, certes oui ! Mais on ressent à la vision de Rio Bravo un bien-être qui est certainement dû à l’entente des comédiens, de l’équipe technique et du réalisateur durant ces deux mois et demi passés dans la petite ville de Old Tucson au Texas. Un groupe d’hommes hétéroclite et l’amitié régnante en son sein est l’un des thèmes principaux de toute l’œuvre ‘hawksienne’. Que ce soient les postiers du ciel de Only angels have wings, l’équipage d’un bombardier dans Air Force, celui d’un bateau remontant un fleuve inexploré dans The big sky, des cow-boys convoyant du bétail dans Red river ou encore un groupe de traqueurs de bêtes sauvages dans Hatari, Hawks et le spectateur se sentent bien au milieu de ces diverses entités d’hommes et de femmes qui apprécient visiblement la vie et son cortège ‘d’aventures’ palpitantes ou dramatiques. Au cours du visionnage de ces différents films et surtout de celui qui nous occupe, nous avons un peu l’impression d’avoir été invités à une soirée entre amis : nous passons simultanément avec euphorie du sérieux à l’éclat de rire, de la tristesse au sourire, nous mettant sans cesse dans la peau des différents personnages. Il nous est même assez désagréable de devoir les quitter au bout seulement d’un peu plus de deux heures. Si cette notion de groupe est si présente dans son œuvre, c’est que Hawks lui-même les aimait dans la vie privée et qu’il s’entourait souvent des mêmes personnes.

Suite..............


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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Sam 8 Sep - 9:42

Suite.............

A ce propos, pour Rio Bravo, il s’agit dès le début d’une affaire de ‘famille’. Hawks se sert d’une histoire conventionnelle écrite par sa propre fille comme point de départ de son scénario ; il fait appel à des scénaristes ayant déjà travaillé avec lui, Jules Furthman (Seuls les anges ont des ailes) et Charles Brackett (Le grand sommeil). Il retrouve aussi John Wayne avec qui il a connu le succès lors de sa première incursion dans le genre avec La rivière rouge et à qui d’ailleurs il fait porter un ceinturon sur lequel est inscrit ‘Red River’. C’est l’acteur lui-même qui propose la jeune Angie Dickinson au réalisateur… Bref, tout se passe en territoire connu. A l’instar du monstre sacré du western, John Ford, Hawks ne se soucie pas de renouveler le genre mais au contraire, prend ses aises à l’intérieur, utilisant tous les éléments connus et existants ayant émaillé une multitude d’autres westerns, se démarquant ainsi des ‘sur-westerns’ à tendance psychologique, comme Le gaucher de Arthur Penn, qui commencent à se faire de plus en plus nombreux. Point d’intellectualisation ni de profonde psychologie : Hawks est un classique, un bon vivant plus qu’un cérébral, et souhaite rester respectueux de toute la codification d’un genre qu’il a déjà abordé à deux reprises, toujours avec la même réussite. Là où il se démarque de ses confrères, c’est par la nonchalance, la décontraction et la désinvolture qu’il insuffle à un film dans lequel on aurait pu penser y trouver des chevauchées, de l’aventure, des coups de théâtre, du souffle épique et lyrique.
Car contrairement à Red River et The big sky, contrairement à ce qu’aurait pu nous laisser croire le générique sur fond de bétail s’avançant au milieu de grands espaces, Hawks réalise cette fois un ‘western de chambre’ confiné dans le temps (3 jours) et dans l’espace (une prison, une rue, un hôtel et le saloon) et dont l’action est de ce fait volontairement figée. L’approche du récit est en fait assez théâtrale, les scénaristes ayant même été (et ce sera leur seul faux pas) jusqu’à faire réciter des apartés aux deux acteurs mexicains qui n’auraient pas dépareillé dans un mauvais vaudeville ; ces deux petits morceaux de scènes sont assez imbuvables mais heureusement il ne s’agit que de deux brèves répliques qui n’ont pas le temps de faire retomber l’euphorie. Nous ne leur en tiendrons pas rigueur car le reste de leur travail est proprement jubilatoire y compris lorsqu’ils écrivent d’autres soliloques théâtraux du même genre où l’on voit Angie Dickinson parler seule, ses pensées étant ainsi jetées en pâture au spectateur. Plus qu’une intrigue sortant de l’ordinaire, le splendide scénario plein d’humour des duettistes Furthman et Brackett se propose surtout d’offrir une attention soutenue aux personnages, à leur évolution individuelle et aux transformations de leur caractère au contact du groupe. Au vu de sa réputation, il faut le dire à nouveau afin d’éviter des désillusions, les personnages de ce film, tout comme l’intrigue (‘les bons contre les méchants’), ne sortent pas forcément de l’ordinaire et n’apportent rien de bien neuf au genre mais sont croqués et écrits avec tellement d’amour que cet état de fait ne porte absolument pas préjudice à l’œuvre. Force est de constater que Hawks transcende les éléments traditionnels pour en faire un western tout à fait personnel, génial et unique.
Tous les éléments de l’histoire et la présentation des protagonistes sont effectués dès les 10 premières minutes du film qui va désormais se dérouler, dans sa majeure partie, en intérieur. Cette claustration d’un genre habituellement dévolu aux grands espaces et chevauchées ne pouvait donner un résultat passionnant que si les acteurs choisis entraient parfaitement dans la peau des personnages qu’ils avaient à jouer (et dont les noms possèdent tous une signification les décrivant) puisque leurs caractérisations et leurs dialogues devaient être ici plus importants que l’action, le décor et les paysages, quasi-absents. Le casting que tout le monde connaît faisant des étincelles, Hawks va pouvoir nous faire sa démonstration qu’une équipe soudée, comme celle formée par les protagonistes de son film, ne peut qu’aboutir à la réussite malgré toutes les chausse-trapes qui se dressent devant elle.
Inoubliable Walter Brennan qui avait déjà testé ce rôle de vieil homme bourru, cabochard, grincheux et truculent mais au cœur ‘gros comme ça’ dans le miraculeux Je suis un aventurier d'Anthony Mann. Les relations qu’il entretient avec John Wayne sont assez similaires à celles qu’il avait avec James Stewart dans ce film, Stumpy (‘hors d’usage’) ne demandant que la reconnaissance pour son travail et un geste ou une parole d’amitié de temps en temps pour se sentir exister au sein du groupe. Le shérif lui donnera cette preuve d’affection quand, après que le vieil infirme ait fait une sorte de caprice ‘calimeroesque’, il lui déposera un baiser sur son front dégarni. Ne s’y attendant pas et n’ayant surtout pas l’habitude de telles démonstrations, Stumpy décontenancé et gêné ne trouve pas d’autre réflexe que de le chasser à coup de pieds. Du sympathique Stumpy, personne n’a du non plus oublier les gloussements et onomatopées qui peuvent déclencher quelques éclats de rires.
Inoubliable Dean Martin dans son plus beau rôle (avec ceux du joueur professionnel dans Comme un torrent de Vincente Minnelli et du crooner dans Embrasse moi idiot de Billy Wilder), celui de Dude (‘la guenille’). C’est d’ailleurs à lui qu’est dévolue la première scène muette, étonnante et désormais culte, au cours de laquelle, hagard, sans un sou et mal rasé, à la recherche d’une goutte d’alcool, on le voit se faire humilier à aller ramasser une pièce qu’on lui jette dans un crachoir. Son ‘sauvetage moral’, sa réhabilitation qui l’amènera à retrouver sa fierté, est l’un des thèmes principaux du film. Le talent de l’acteur éclate aussi bien dans ses moments de détresse et de doute (émouvante scène de déprime après qu’il s’est fait bêtement assommer) que dans ceux où on le voit émerger de l’enfer dans lequel il s’était enfoncé. La scène où John T. Chance lui propose d’entrer dans le saloon par ‘la porte de devant’ alors qu’il avait l’habitude depuis quelque temps d’y entrer discrètement par derrière, pour ne pas faire trop remarquer son état lamentable d’alcoolique notoire, est remarquable : Dean martin nous émeut puisqu’à cet instant, nous sentons enfin poindre une étincelle dans ses yeux encore quelques peu embrumés.
Inoubliable Angie Dickinson dans le rôle de Feathers (‘Plumes’, celles des costumes d’entraîneuses), l’un de ces rôles de femmes dont Hawks a le secret, forte et insolente, qui n’a pas de mal à s’imposer en jouant des coudes. Feathers prend sa place parmi les plus beaux personnages féminins du cinéma hawksien et mondial aux côtés de ceux de Jean Arthur dans Seuls les anges ont des ailes, Lauren Bacall dans Le port de l’angoisse et Le Grand Sommeil, Joanne Dru dans La Rivière rouge et d’autres encore. Pour ses débuts à l’écran, Angie Dickinson éclate de talent et de sensualité. Son personnage qui tient la dragée haute à celui joué par John Wayne est à la fois celui d’une femme, au charme provocant, qui n’a pas froid aux yeux (c’est elle qui drague le shérif sans aucune inhibition et non le contraire), qui sait ce qu’elle veut mais qui possède, elle aussi, des qualités humaines véritables. N’oublions pas ce moment délicat et magique dans lequel le shérif, réveillé et descendant au saloon en pleine nuit, trouve Feathers endormi sur une chaise, le fusil sur ses genoux, et se rend compte à ce moment là qu’elle avait décidé de veiller sur lui. Avec une merveilleuse délicatesse, alors qu’il la prend dans ses bras pour la recoucher, celle-ci s’éveille et lui fait un sourire amoureusement tendre qui en aurait fait fondre plus d’un. La scène finale, nous la dévoilant en déshabillé noir, pourrait faire partie des anthologies de l’érotisme suggéré au cinéma. La réputation qu’a eu l’actrice de posséder les plus belles jambes du cinéma avec Cyd Charisse vient d’ailleurs de cette séquence proprement jouissive.
Content aussi de retrouver, sorti directement des westerns de John Ford, l’acteur Ward Bond dans la peau du convoyeur de bétail Wheeler (‘Cheval de trait’) qui se fera assassiner après avoir proposé en aide au shérif, son garde du corps Colorado. Colorado, interprété lui aussi formidablement par un Ricky Nelson dont nous n’aurions au départ pas parié un sou sur son talent hormis pour le chant. Il joue ici le rôle d’un jeune freluquet sûr de lui et assez prétentieux mais qui nous est toujours sympathique puisqu’on sent que son assurance est tout à fait justifiée par un professionnalisme jamais pris en défaut et par un sérieux à toute épreuve qui ne peut prêter le flanc à la plaisanterie. C’est un tireur d’élite redoutable et plein de sang froid, à mille lieues de Mississippi, le personnage assez gauche et benêt que jouera James Caan dans El Dorado. Ce jeune homme, c’est un peu l’image que l’on se fait du shérif John T Chance plus jeune mais on a du mal à croire que Colorado serait aussi maladroit que son aîné avec les femmes. Hawks a du avoir beaucoup de sympathie pour le personnage dont il se sert pour faire comprendre son amour du travail bien fait et du professionnalisme, autre thème majeur de son cinéma.

Suite..........
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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Sam 8 Sep - 9:43

Suite..........

Enfin, inoubliable John Wayne qui trouve ici l’un de ses plus beaux rôles, moins complexe et ambigu que celui de Ethan Edwards dans La prisonnière du désert, moins original que celui, haïssable une bonne partie du film, de Dunson dans La rivière rouge, moins émouvant que celui de Nathan Brittles dans La charge héroïque, mais aujourd’hui encore, le personnage qui restera et qui donne l’image la plus juste de ce que John Wayne aura voulu montrer tout au long de sa carrière : l’homme droit, valeureux, professionnel, d’apparence dure mais en réalité proche et affectueux avec ses hommes, maladroit et pataud avec les femmes, celui aussi qui par son charisme cimente un groupe. Dans Rio Bravo, il n’a pas peur de ternir son image car Feathers a toujours le dessus sur lui et finit toujours par avoir le dernier mot, Chance sortant toujours d’une discussion avec elle la tête basse et le dos voûté. Derrière son apparence, un être profondément humain puisqu’on se demande même constamment s’il ne va pas réitérer ‘l’erreur’ de Dude en se faisant piéger par l’élément féminin et son diabolique pouvoir de séduction. Tout est parfait dans le jeu de John Wayne et ceci dans ses moindres faits, poses et gestes : sa façon de s’habiller, d’arpenter une rue, de tenir son fusil, de mettre son couvre chef, tout est une création de l’acteur. Une preuve supplémentaire s’il le fallait que le Duke était un très grand comédien.
Pour finir, parlons en de la mise en scène transparente de Hawks qui fait douter certains quant à ses qualités. Il est vrai qu’elle est moins immédiatement repérable et ne saute pas aux yeux de prime abord comme celle d’un John Ford passé maître dans l’art pictural et du cadrage ou comme celle d’un Anthony Mann excellant dans son appréhension de l’espace et d’une limpidité épurée. Mais Hawks est moins un peintre des extérieurs et des paysages qu’il ne cherche d’ailleurs jamais à magnifier (y compris dans Hatari), qu’un réalisateur au service de ses personnages. Hawks n’est pas un esthète ni un formaliste et c’est pour cette raison que nous nous rappelons moins souvent chez lui que chez les autres réalisateurs cités précédemment de plans époustouflants, miraculeux ou poétiques, même si au début des années 30, avec Scarface par exemple, il nous a démontré qu’il pouvait s’il le voulait, d’un strict point de vue technique, jouer dans la cour des plus grands. Pourtant, en y regardant de plus près, Rio Bravo comporte, lui aussi, quelques scènes qui prouvent une nouvelle fois le génie, certes plus discret, de Hawks en la matière. Déjà la scène muette de départ, que nous avons déjà évoquée, n’a rien à envier par la force de suggestion de ses images aux meilleurs films muets justement. Une autre tout aussi célèbre, celle qui voit Dude retrouver sa fierté par son action d’éclat qui le fait dénicher et tuer l’assassin du convoyeur, mérite de rester dans les annales par son utilisation tout à fait extraordinaire d’une technique difficile à manier sans tomber dans la lourdeur, le zoom ; en l’occurrence un zoom fabuleux et entièrement justifié sur des gouttes de sang tombant du haut du saloon sur un verre de bière. Et enfin, pour les non convaincus, évoquons brièvement les sorties nocturnes du shérif et de son adjoint devant aller arpenter la rue pour voir si tout est calme. Hawks, mine de rien, tellement son appréhension des lieux grâce à la mise en scène et au montage est géniale, donne au spectateur l’agréable et grisante impression à la fin du film de connaître par cœur la topographie des lieux assez restreints dans lesquels il vient de passer deux bonnes heures. C’est un peu le reproche que l’on pourrait faire aujourd’hui à un très grand nombre de cinéastes, celui de ne pas savoir faire appréhender au spectateur l’espace dans lesquels les personnages évoluent pendant tout un film et ainsi le priver de quelque chose d’à priori sans importance mais qui inconsciemment en a beaucoup pour l’appréciation du même film.
Aussi et surtout, cette mauvaise appréhension de l’espace par un cinéaste, fait souvent de nos jours se perdre le spectateur dans des scènes d’actions qu’il a du mal à comprendre car trop hachées : l’utilisation d’un montage frénétique sert souvent en fait de poudre aux yeux pour cacher cette incapacité à se dépêtrer des problèmes topographiques très importants pour des scènes d’actions très découpées. Ceci est malheureusement vrai pour plus de la moitié des blockbusters actuels (nous ne parlons évidemment pas des réalisateurs ayant parfaitement assimilé les leçons des plus grands, à savoir McTiernan, Cameron ou Carpenter). Carpenter d’ailleurs dont Rio Bravo est le film préféré et par lequel il a, entre autre, certainement été marqué par ses peu nombreuses mais inoubliables scènes d’actions. Car, comme chez John Ford, la violence n’a ici rien de spectaculaire, frisant au contraire l’abstraction tellement les scènes sont dures, violentes mais sèches et concises. La première apparition de John Wayne est d’une force peu commune, le voyant arriver en contre plongée pour relever Dude et immédiatement après, assommer Joe Burdette avec une violence inouïe à l’aide de la crosse de son fusil, frappant tellement fort qu’il effectue un tour sur lui-même emporté par l’élan de son coup. L’autre scène de tuerie, suite au lancement d’un pot de fleurs par la fenêtre pour détourner l’attention des ‘bad guys’, est, elle aussi, fugace mais foncièrement marquante par sa violence brutale et rapide, sans que jamais nos héros ne regrettent un instant leur geste. A propos des ‘méchants’, il faut souligner le fait que, contrairement à beaucoup de westerns, Hawks ne leur a pas donné beaucoup d’importance, leur présence à l’écran étant très limitée et aucun d’entre eux ne possédant un charisme susceptible de donner à un acteur un rôle truculent, pittoresque ou sadique comme c’est souvent le cas dans le genre où le ‘bad guy’ a souvent ‘de la gueule’. Un autre élément qui montre les déviations que fait prendre à son film le réalisateur à l’intérieur d’un classicisme et d’un manichéisme bien présent cependant.
Et nous en arrivons aux scènes grâce auxquelles la modernité affleure le plus et celles qui ont dû se faire pâmer de plaisir ‘Les cahiers du cinéma’ et la Nouvelle Vague, les fameuses digressions ‘hawksiennes’, qui ne font aucunement avancer l’intrigue et qui ne servent en fait à rien mais sans lesquelles le film ne serait certainement pas aussi mémorable, celles qui nous donnent le plus l’impression d’avoir lié amitié avec les personnages. Si je vous dis ‘My pony, my rifle and me’, vous vous remémorerez soudain cette scène absolument magique qui nous met en apesanteur, celle de l’intermède musical dans la prison. Dean Martin, suivi de Ricky Nelson puis de Walter Brennan tout sourire, se mettent à pousser la chansonnette et le bonheur est ici, sous nos yeux : nous avons comme une impression d’avoir surpris les acteurs pendant une pause sur le tournage. Le génie de Hawks est là entre autre, dans ces moments inutiles mais illustres, tellement humains et proches de nous, ces instants de symbioses et de bien être entre les personnages et le spectateur.
Situations classiques, évolution lente mais certaine de personnages à la caractérisation fortement typée, aucune prétention à renouveler un genre bien codifié, scénario bétonné, interprétation au diapason, le mélange de tous ces éléments nous donnant un western légendaire. Que me reste t’il à faire désormais : aller remettre pour la dixième fois cette petite galette argentée miraculeuse que constitue le DVD de Rio Bravo et me délecter une nouvelle fois de ce film à la réputation ô combien méritée, symbole d’un cinéma dans le même temps classique et moderne, chef d’œuvre indémodable d’une liberté de ton qui procure un plaisir de tous les instants ! Ou revoir cette variation tout à fait réussie que Hawks lui-même réalisera 9 ans après : El Dorado.


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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Ven 21 Sep - 10:23

Article du Monde du 20.09.07.






Citation :
"Rio Bravo", western mythique

LE MONDE | 20.09.07 | 18h39 • Mis à jour le 20.09.07 | 18h39

Pas moins de trois films réalisés par Howard Hawks font actuellement l'objet d'une réédition chez Warner Home Video. Le plat de résistance, c'est bien sûr Rio Bravo, disponible dans un coffret collector contenant deux DVD (le film et un disque de suppléments).

Rio Bravo est sans doute le film d'Howard Hawks le plus connu. C'est une oeuvre parvenue à un statut mythique auquel sans doute ses concepteurs ne songeaient pas en leur temps : celui du dernier western classique, la condensation idéale, rêvée, d'une adolescence du cinéma qui ne se souciait pas de "grand sujet" ou de psychologie et, subséquemment, atteignait à la dignité d'oeuvre d'art sans viser une seconde cette ambition.

Bannière de la cinéphilie dont l'argument (un shérif et ses adjoints sont encerclés par des bandits qui veulent libérer leur prisonnier) symbolise la situation, celle d'une petite communauté assiégée par la société, Rio Bravo fut à l'origine une réaction d'Howard Hawks au film de Fred Zinnemann, Le train sifflera trois fois, qu'il détestait. Le film est aujourd'hui considéré comme une des oeuvres ultimes d'un grand système hollywoodien menacé par la télévision. Il porte, en fait, déjà les stigmates des mutations de celui-ci.

Comme l'explique brillamment un des documentaires qui accompagnent le film, c'est déjà le succès de la télévision (le western y est un genre très populaire) qui a déterminé le projet d'Hawks. Celui-ci aurait d'ailleurs déclaré avoir pris ce qui marchait sur le petit écran, alors médium ultrapopulaire : des cow-boys et des chanteurs (ici Dean Martin et Ricky Nelson).

UNE oeUVRE-MATRICE

Et il est vrai qu'à l'exception de John Wayne, la plupart des rôles importants étaient, à ce moment, surtout célèbres pour leurs apparitions dans des séries télévisées (Ward Bond, Walter Brennan), lorsque celles-ci ne les ont pas, avant le cinéma, fait accéder au vedettariat (Ricky Nelson).

Les entretiens avec des cinéastes contenues dans les suppléments (Walter Hill, John Carpenter, Martin Scorsese et Peter Bogdanovich) confirment de surcroît ce qu'il était facile de présager : Rio Bravo n'est pas seulement le chant du cygne de l'"Age d'or", il est aussi une oeuvre-matrice qui a modelé la suite du cinéma d'action hollywoodien. De plus, les suppléments contiennent des fragments d'un film réalisé sur le tournage de Rio Lobo. Hawks, grand échalas à la voix calme, y est interviewé.

Enfin, Warner a édité Brumes, que le cinéaste a réalisé en 1936, transposition pour le cinéma d'une pièce de théâtre de Frank Spig Wead, ancien pilote d'essai. Dans ce drame, qui met en scène un petit groupe de pilotes de l'Aéropostale, porté par l'énergie de James Cagney et la rapidité survoltée des dialogues, se dessinent l'univers et la philosophie du cinéaste. Enfin, la plus récente livraison, c'est La Terre des pharaons, film antique réalisé en 1955 d'après un scénario auquel a collaboré William Faulkner.


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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Mar 25 Déc - 18:44

A écouter et a voir sans modération magnifique


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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Mar 25 Déc - 23:23

Ha merci raoul super montage en effet avec le De guello. bravo

Daniela-lucie qui a réalisé ce montage d'aprés ce que je vois, je l'avais repéré sur Daily Motion elle fait de trés belles choses.

Autre montage

Rio Bravo tribute / Colorado Ricky Nelson sing Lonesome town


Cover version by Pequinito. Ricky Nelson made his movie debut in RIO BRAVO where he played Colorado, a gunman hired to ride guard on a wagon train. He is drawn into a fight between a ruthless rancher and the town sheriff after his boss is gunned down.
The song used is Lonesome Town.
Words and music by Baker Knight (who also wrote The Wonder Of You and many other hits)
There's a place where lovers go, to cry their troubles away
And they call it, Lonesome Town, where the broken hearts stay
You can buy a dream or two, to last you all through the years
And the only price you pay, is a heart full of tears
Going down to Lonesome Town, where the broken hearts stay
Going down to Lonesome Town, to cry my troubles away
In the town of broken dreams, the streets are filled with regret
Maybe down in Lonesome Town, I can learn to forget
Maybe down in Lonesome Town, I can learn to forget
[Lonesome Town




Dernière édition par Admin le Mar 29 Avr - 11:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Lun 7 Jan - 18:09



Rétrospective Howard Hawks : My rifle, my pony and me


Article de Samir Ardjoum

http://www.iletaitunefoislecinema.com/retrospective/1484/retrospective-howard-hawksmy-rifle-my-pony-and-me

A l'occasion de la rétrospective de la Cinémathèque Française, revenons sur une belle chanson du film Rio Bravo.

Rio Bravo. Howard Hawks. My Rifle, my pony and me. Des noms, des titres et un peu de gloire ici et là. Cinéaste légendaire qui depuis quelques jours vient de poser ses bagages en plein milieu de Bercy dans le seul but de hanter les couloirs obscurs de la Cinémathèque de Paris. Howard Hawks est le plus élégant des cinéastes américains de sa génération, celle qui retint son souffle durant l’âge d’or, qui batailla ferme durant la Guerre contre les Nazis, qui se bonifia jusqu’aux années 60, retraite oblige. Il est avec Ford, Wyler et les autres, un dur à cuire, un gars à qui on ne la fait pas, un bourru au cœur tendre, un humaniste, en somme !



De nombreux films à découvrir durant cette rétrospective. Du plus fameux (Scarface) au plus méconnu (Une fille dans chaque port), il faut pointer le bout de son nez parmi toutes ces images alléchantes. Hawks fut le symbole d’une Amérique grandissante, fière et patriotique. Tout comme Ford, l’un de ses meilleurs amis, Hawks refusait les caméras frénétiques, préférant donner plus de visibilité à la séquence tournée. Sa vision du cinéma : prendre son temps tout en écoutant les autres. Cela donnera des œuvres qui n’ont pas pris une ride : L’impossible M. Bébé (avec un couple Grant/Hepburn tonitruant), Le Grand sommeil (Bogart entre dans la légende), Allez coucher ailleurs et enfin Rio Bravo.
Western d’anthologie. Beaucoup de lignes, de paragraphes, d’analyses sur une œuvre qui n’en finit pas d’interroger, d’émouvoir et de plaire. Que cela soit à 8 ans, en pleine adolescence ou bien vers le crépuscule de sa vie, Rio Bravo continuera de faire vibrer un je-ne-sais-quoi en nous. Où doit-on dénicher la clé de cette énigme ? Dans le jeu radical de John Wayne ? Dans la construction scénaristique qui décortique les rapports amoureux au beau milieu des plaines du Far-West ? Non, il faut tout simplement aller fouiller du côté de ces séquences où le temps rejoint la douceur de l’apaisement. Cette séquence, elle existe.
Le jeu en vaut la chandelle. On se calme et on apprécie ce que le Destin nous concocte. Dans une pièce faiblement illuminée, trois personnes, trois compagnons caressent le doux plaisir du repos. L’un est allongé, c’est Dean Martin. Le plus jeune, brandit sa guitare comme on dégaine un flingue, avec panache. Quant au plus vieux, il les regarde, émerveillé d’assister à une scène qui risque de devenir culte. Un ange passe, la chanson peut commencer. Musique lancinante, voix subtile du crooner Dean, gestuelle exquise du jeune premier Ricky Nelson qui vient caresser les cordes de sa guitare, harmonica brillant de Walter Brennan et regard attendrissant de John Wayne. Oui, nous sommes en face d’une séquence d’anthologie, quelque chose d’intemporel qui vibre loin, très loin.
Il faut savourer, se prêter au jeu et finir par accepter l’émotion. Chagrin d’amour, peine d’un quotidien morne, désillusion d’une vie sans idées, on songe à tout cela et puis on se tait et l’on finit par comprendre. Hawks l’avait saisi, Dean le clame haut et fort : « It’s time for cow-boy to dream ». Oui, rêvons !
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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Sam 12 Jan - 11:59

saviez vous que hawks et wayne avait voulu faire ce film en réponse au film de zinneman "le train siffleras trois fois" et en particulier a la scéne final quand le marshall kane jette son étoile dans la poussiére en effet john wayne et howard hawks pensaient que les marshalls ou shériffs etaient des hommes sachant se servir d'une arme et qu'il devait si besoin était recruté des hommes parmis les gunfighters et non parmis la population comme tente de le faire gary cooper.
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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Sam 12 Jan - 12:23

Exact The Duke, ce film est une réponse à l'excellent "Le train siflera trois fois".

Et pour moi la réponse (RIO BRAVO) est même encore plus excellente lol!

A noter même compositeur génial : Tiomkin.

Comme quoi une saine rivalité philosphique enrichi le cinéma de deux chef-d'oeuvres haha

Et comme quoi en art, faut pas être sectaire et buté, ce que sont souvent ceux qui ont la haine du Duke.

Mais c'est un autre sujet, dont je parle là car je viens d'avoir un échange avec quelqu'un de buté sur un blog à ce sujet.

Le pauvre.

Se priver de bons films par idéologie.

C'est pas à moi que ça arriverait, je regarde tout, aprés j'ai mes préférences, mais je peux regarder avec un immense plaisir un bon film de Montand par exemple même s'il fut Stalinien revendiqué en son temps, de même pour Gérard Philippe que j'adore, et je peux écouter le chanteur poète Jean Ferrat même si ses prises de positons peuvent pêter à discussion, j'aime par dessus-tout le phrasé de Sinatra même si ce fut une crapule dans bien des aspects de sa vie mouvementés avec ses protecteurs de la Mafia, etc......

En art il y a le bon et le pas bon, et c'est tout, faut pas s'enfermer dans une chapelle.

Aprés on trie, et on a bien sur ses préférences, c'est humain.

John Wayne me convient plus que d'autres, mais je ne rejette pas les autres pour autant surtout pour leur art.

Pour revenir donc à la différence Rio Bravo et "Le train sifflera trois fois.

john Wayne et Hawks disaient à peu prés cela :

Pour eux un shériff est un pro, et un pro fais son boulot, et il ne doit pas chercher dans la foule dont ce n'est pas le métier comme un lapin apeuré (c'est leur teme), du soutient.

John Wayne était trés attaché comme Hawks et Ford à cette notion de pro, pour eux un cascadeur était un cascadeur et donc faisaient des cascades (ce que Wayne et Ford furent et firent souvent en casse-cou dans leur jeunesse respective).

Un acteur était un acteur, un réalisateur un réalisateur, etc....

Et c'est pour ça qu'ils ne parlaient que trés peu de leur métier en ITW, car pour eux ils ne faisaient que leur métier leur "JOB" cétait des pros, pas de quoi se glorifier de tous leurs secrets de fabrication.

A noter qu'Harry Carey jr, avait une scéne prévu ou il devait interpréter un habitant de Rio Bravo qui venait apporter son aide au shériff Chance (John Wayne), et que celui-ci refusait, car Harry Carey avait une famille et n'était pas "un "pro".

La scène fut coupée, car Harry Carey jr, qui avait un gros problème d'alcool à cette période, manqua de respect à Hawks un jour de saoulerie.
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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Dim 24 Fév - 22:07

Magnifique film qui a mon avis, a un petit défault. Le meurtre commis par Joe, ils est trop rapide, on a du mal a y croire et la victime ne nous est pas un minimum présentée.

La version restaurée DVD est magnifique
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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Lun 25 Fév - 9:37

John.T.CHANCE a écrit:
Magnifique film qui a mon avis, a un petit défault. Le meurtre commis par Joe, ils est trop rapide, on a du mal a y croire et la victime ne nous est pas un minimum présentée.


Moi j'y voit plutôt une force du film lol!

Que tout soit en place aprés la première scène de 5 mn quasi muette.

C'est même considéré comme une des meilleurs intro de l'histoire du cinéma, et cela le mérite pour moi.

Le meurtre en lui-même n'a pas d'importance pour lui-même.

Et pour moi il est assez crédible.

Par la psychologie de Joe, dont on a vite cerné le personnage, violent lache, veule, gaté, mais puissant par la grâce de son frère.

Les Burdettes sont des gens qui écrasent la ville de longue date mais qui n'ont pas encore dérapé, (c'est évoqué lors de la rencontre avec Nathan, Stumpy a déjà eu à subir leur rapacité etc...)

Joe est le branlo de la famille, un faible et un violent, on se doute qu'il a du être pourri gaté par son grand frère, qui d'aprés Chance lui "paye des amis", au point de se sentir tout puisssant.

Nathan lui est un tyran, mais il a de la classe on s'en rend compte, on voit bien lors de sa brève rencontre avec John Wayne que lui c'est un vrai dur, un vrai méchant qui agit et qui parle peu, et qui doit faire avec un frère pas à la hauteur.

Pour la crédibilité de l'action lors du meurte

C'est une rixe voilà tout, une rixe c'est toujours bête et imprévu et ça existe dans la vrai vie.

Joe a bu, on le contrarie, il tue, dans une rixe par définition il n'y a pas de mobile, ce sont des violences instanées et ça arrive souven hélas, au sortir des saloon Wink , ou des boites de nuits, ou autour d'un terrain de football, ou dans un bal de village, ou dans une fête foraine, un concert, lors d'une dispute en voiture, ou même juste de voisinage ect....

J'en ai vu moi-même qui aurait pu aussi mal tournées à quelque centimètres prés, vous sans doute aussi, et encore il n'y avait que des bouteilles, des "matraques" ou des armes blanches, pas d'armes à feu.

Une rixe dans un endroit et à une époque ou tout le monde était armé, cela devait être assez violent....
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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Lun 25 Fév - 10:01

Avis personnel ressenti lors de mon premier visionnage du film.

Cela s'estompe avec les redifs.
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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Lun 25 Fév - 10:03

Je cherche d'ailleurs l'intro pour la mettre ici, juste l'intro en petit vidéo you tube, pas évident Wink
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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Dim 23 Mar - 13:09

Quentin Tarantino loves Rio Bravo - Cannes 2007

Durant le Festival du film à Cannes 2007, Q.Tarantino explique sa vision du film d'Howard Hawks, Rio Bravo et son admiration

En anglais hélas


Scène privée devant 100 perosnnes, friday 25th may 22h45



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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   Mar 29 Avr - 11:45

Cindy chanté par Johnny Cash et Nick Cave
montage avec les images du film Rio Bravo et la scène chantée par Ricky Nelson.


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MessageSujet: Re: Rio Bravo - 1959   

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Rio Bravo - 1959
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