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 Analyse Rio Bravo de Howard Hawks.

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MessageSujet: Analyse Rio Bravo de Howard Hawks.   Ven 27 Avr - 19:39

Analyse
de PHILIBERT-CAILLAT Henri

http://realink.org/c-arbre/consulter_attachements.php?docref=465&carbre_Session=0aa8044e71df8f6dcdc71b4643b32f08

Réalisé en 1958 par HOWARD Hawks à la grande époque du western, Rio Bravo est, bien sûr, un film d’action mais son originalité tient dans une intrigue et un décor minimalistes (dans une ville, un sheriff est menacé par un gang qui veut faire libérer l’un des siens emprisonné) et dans la part belle qui est faite aux personnages, de chair et de sang, éloignés de l’image traditionnelle des héros de la conquête de l’Ouest.

Une originalité qui se confirme dès que l'on s'aperçoit que le film s’organise autour des trois figures géométriques que sont le cercle, l'horizontale, et la verticale.

La figure circulaire définit le cadre du film : l’action se déroule dans la petite ville de Rio Bravo aux limites bien précises (premier cercle principal) qui définissent un huis clos à venir. A l’intérieur de la ville, l’espace se resserre très vite autour de la prison (point central du second cercle) où sont enfermés le prisonnier, le sheriff et ses hommes. La situation est remarquablement paradoxale : Nathan Burdette est prisonnier du sheriff qui est lui-même encerclé par la bande de Joe Burdette. On retrouve bien l’image des deux cercles concentriques (on peut même ajouter deux variantes de la prison : le saloon et l’hôtel). Cet encerclement des héros, sur lesquels plane la mort (cf. l’aria à la mort du siège d’Alamo, le De guello, que fait jouer Joe Burdette et qui signifie, sorte de pré- requiem, qu’il les considère comme morts) contribue à l’atmosphère confinée, pesante et étouffante du film.

Pourtant, Hawks ménage un espace de respiration grâce à l'horizontale qui déroule les péripéties d'un récit qui va et vient entre le saloon, l'hôtel et la prison : il s'agit de la rue principale rectiligne qui traverse et relie les cercles entre eux et favorise toutes les possibilités d’action.

Mais c’est, surtout, la verticalité qui symbolise le mieux le sens du film, comme l’illustre l’exemple suivant. Le film s’ouvre sur Rio Bravo de nuit que le saloon éclaire de ses lumières jaunes. Le regard caméra fixe le bas de la porte de l’établissement et une paire de bottes. Hésitation. Puis, le plan suivant montre l’homme aux bottes entrer dans le saloon. Le plan qui lui succède filme l’homme en entier : c’est Dude (Dean Martin), alcoolique, qui accepte de ramasser un dollar jeté dans un crachoir pour acheter de quoi boire. Un nouveau plan ramène notre regard à ras de terre sur le crachoir, les jambes et le plancher. Dude est donc associé, dès le préambule, à l’horizontalité. A la fin du film, en revanche, il est filmé debout et sobre, signe de sa dignité retrouvée et de son ascension morale : de l’agenouillement humiliant au sol à la fière position debout, tout le sens du film tient dans cette verticalité qui symbolise la volonté, le courage et la rigueur morale.

Autrement dit, le cercle figure la menace et le danger, quand la verticale dessine la réponse à l'atteinte à la loi, c'est-à-dire le courage et le refus de la force injuste.

C’est que le film s’attache à montrer des personnages et leur caractère. La preuve en est que Hawks efface quasiment de la ville – réduite à un simple schéma géométrique, à un pur décor – les habitants et tout ce qui évoque l’activité citadine pour éviter de distraire les spectateurs et se consacre à la psychologie et aux rapports des cinq hommes et de la femme sur qui reposent toute l’action de Rio Bravo. Et ces personnages sont positifs et ne transigent pas sur les notions de justice, de dignité et de solidarité. Dude n’a pu être sauvé de la déchéance que par la présence active du shériff John T. Chance (John Wayne) à l’assurance tranquille, aidé de Stumpy poussé par un sentiment de revanche rageur et de Colorado (Ricky Nelson) tireur d’élite et désinvolte, et entouré de deux femmes, aux destins contraires, dont l’une, Feathers (Angie Dickinson) arrive et entend se fixer durablement quand l’autre, Consuela est contrainte de quitter la ville.

Un classique du western dont il faut souligner également tout l’humour, le charme et le talent du réalisateur (Cf. le plan de la goutte de sang qui tombe dans le verre).
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MessageSujet: Re: Analyse Rio Bravo de Howard Hawks.   Ven 18 Mai - 7:05

Un classique des classiques, Rio bravo a un rythme lent, une atmosphere, ici pas de grandes etendues...mais une petite ville frontiere. Wayne y est comme on l'aime, solide avec beaucoup experiences et ses codes ethique, un film pleins de tensions. ( avec en bonus la magnifique Angie Dickinson Wink . J'aime beaucoup aussi le prolongement qu'est El dorado...ou les personnages sont tres semblables...mais vieillis.Je trouve d'ailleurs les dialogues tres reussis entre Mississippi et Wayne dans El dorado.

Rio Bravo, un des meilleurs Western et un des meilleurs Wayne


http://solosong.net/dino/rifle/rifle.html
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MessageSujet: Quelques affiches de Rio Bravo   Ven 18 Mai - 15:11







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MessageSujet: Re: Analyse Rio Bravo de Howard Hawks.   Mar 4 Sep - 23:19


Alors par où commencer ? Le résumé n’évoque t-il pas déjà le mythe, LA référence ultime du western dans tout ce qu’il offre de plus jouissif, de plus divertissant ? Rio Bravo est certainement pour des millions de cinéphiles l'un des films les plus cultes de l'histoire du cinéma et le plus célèbre des westerns d’Howard Hawks. Considérable succès aussi long qu’inattendu en France avec 3 643 783 entrées, Hawks signe de sa griffe le genre qui connaît alors une baisse de régime. Le cinéaste souhaite marquer le western par l’humour, une mise en valeur des personnages jusqu’alors laissés de côté et prenant le pas sur l’intrigue. Son souhait est de ne pas renouveler le genre déjà bien codifié à la fin des années 50 mais d’y apporter une liberté de ton.



N’ayant rien à redire sur la technique ou l’interprétation, Hawks détestait quand même Le Train sifflera trois fois (1952). Agacé par ce succès il revient après quatre années d’inactivité au cinéma et réalise avec Rio Bravo, l’antithèse du film de Zinnemann. Il inverse complètement la situation du Train... en mettant en scène un « vrai » shérif qui décline l’aide que tout le monde souhaite lui donner sans que celui-ci ne vienne en réclamer. Pour rappel, dans le film de Zinnemann, le shérif appelle à l’aide mais n’en reçoit de personne. Hawks rejetait ce shérif poule mouillée qui demande à n’importe qui de lui filer un coup de main. Dans Rio Bravo, pour lutter contre l’ennemi, le shérif s’adjoint des hommes qu’on était loin d’imaginer pouvoir l’aider : un alcoolique, un vieil infirme, un jeune cow-boy à peine sorti de l’adolescence. Si son choix se porte sur le western c’est aussi parce qu’un tiers des programmes télévisés étaient aussi du même genre avec les séries Maverick ou Cheyenne.

Pendant plus de 2h20, Hawks fait vivre ses personnages liés les uns aux autres, se soutenant et évoluant simultanément. Pas de seconds rôles dans Rio Bravo, tous sont logés à la même enseigne... et dans le même refuge, la prison. Chaque personnage évolue en fonction des autres, l’union faisant la force.



Les personnages, comme la notion de groupe, sont typiques du cinéma "hawksien". Dude incarné par Dean Martin dans son plus beau rôle est un splendide alcoolique, anéanti par son histoire d’amour. S’il essaye grâce à l’aide de son ami shérif de ne plus boire c’est avant tout pour retrouver sa dignité. Au début du film, dans une scène quasi-muette, Dude apparaît complètement sonné dans le saloon, démuni, sale et pas rasé... à la recherche d’une goutte d’alcool. S’ensuit la scène anthologique de la pièce lancée dans le crachoir. Scène humiliante pour le personnage et début de la « thérapie » au moment où le shérif intervient, assistant à la déchéance de son adjoint et ami. Grâce à lui, Dude, une fois remis, passera par la porte de devant. La performance de Dean Martin est très impressionnante notamment durant la période de sevrage de son personnage. A l’origine Hawks désirait Montgomery Clift qui déclina l’offre. Walter Brennan, qui changeait de tête à chaque film et vieux complice d’Howard Hawks (leur cinquième collaboration) incarne Stumpy, vieux boiteux, toujours serviable et râleur mais au coeur énorme. Il faut voir son sourire au moment du mythique My rifle, my pony and me pour comprendre qu’il se sent enfin accepté dans le groupe. Ce que demande ce vieux grincheux est juste qu’on reconnaisse enfin son travail à sa juste valeur (il reste toujours de garde à la prison). Stumpy n’en revient pas quand le shérif en guise de marque d’affection lui colle un gros baiser sur le front en lui disant qu’il est un « trésor ». Peu habitué, son seul moyen de défense est de lui botter l'arrière-train avec son balai. Et le spectateur jubile.


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MessageSujet: Re: Analyse Rio Bravo de Howard Hawks.   Mar 4 Sep - 23:19

Si le cinéma d’Hawks est si réussi c’est que ses films mettent en valeur avant tout les personnages. En s’intéressant en priorité aux relations des protagonistes plus qu’à l’intrigue proprement dite, Hawks arrache sans difficultés la participation du spectateur malgré une mise en scène sans esbroufe. On pourrait même dire que l’intrigue de Rio Bravo tient en quelques lignes mais alors qu’est-ce qui fait que ce film demeure aujourd’hui encore au panthéon de l’Histoire du Cinéma ? Par les thèmes que le réalisateur aborde et dans lesquels chacun peut se retrouver comme l’amitié virile, les relations entre hommes et femmes, le professionnalisme, le travail bien fait, le soutien moral (l’aide à Dude qui doit en contrepartie prouver son mérite au reste du groupe) et la réhabilitation. Chez Hawks le soutien est physique (sauver sa peau) et moral (sauver son honneur), l’humour étant omniprésent.



Le personnage à ne pas oublier est la femme du film, Angie Dickinson. Face à elle, John Wayne alias John T. Chance essaye de se montrer dur, inflexible et sans états d’âmes... mais son personnage craque sans difficultés devant les charmes de cette belle aventurière. C’est bien connu, Howard Hawks dirigeait ses actrices comme des hommes et ses acteurs comme des femmes. Dans Rio Bravo, pas d’entorses à la règle. Feathers (Dickinson) dévirilise complètement John Wayne en prenant constamment le dessus tandis que Dude est montré dans ce qu’il a de plus fragile, fatigué, impuissant, en détresse et éclatant même en sanglots (la dernière scène tournée par Dean Martin, qu’il appréhendait beaucoup). C’est lui qui doit être sauvé. Angie Dickinson est inoubliable, son talent et sa sensualité éclatent. Rares étaient les rôles forts offerts aux femmes surtout dans le genre western. Ici, Dickinson tient la dragée haute à John Wayne. Il faut d’ailleurs voir le mètre 93 de l’acteur se plier sous le charme provocant de l’actrice quand son personnage lui fait quelques reproches. Forte, insolente mais amoureuse, elle aura fait grincer la censure à la fin du film en se montrant en déshabillé noir...



Rio Bravo est aussi l’occasion de revoir Ward Bond, acteur fétiche de John Ford. Le chanteur en vogue Ricky Nelson coiffé de sa banane anachronique, incarne la relève et la jeunesse. Un jeune chien fou qui évoluera au contact des vieux de la vieille. Nelson était la plus grosse star au moment de la sortie du film. Au départ assez prétentieux il se révélera être un as de la gâchette et un allié indispensable. C’est d’ailleurs un des thèmes majeurs du cinéma d’Howard Hawks, le travail bien fait, carré et propre.
Evidemment comment parler de Rio Bravo sans évoquer celui qui incarne le genre à lui tout seul : John Wayne. 52 ans au compteur, le Duke trouve ici un de ses plus beaux rôles. Son personnage récurrent de western en western trouve une deuxième jeunesse. Certes toujours droit, juste et valeureux, il est aussi plus drôle et surtout plus fragile voire maladroit notamment avec les femmes. Sa virilité en prend un coup mais le public a adhéré sans rechigner. Le risque était pourtant présent mais Wayne n’a jamais eu peur de ternir son image. Dans Rio Bravo, il incarne le cow-boy américain de référence : la démarche à la fois sûre et décontractée, le fusil toujours à la main, la façon de poser le chapeau sur la tête (complètement usé, le même que l’acteur portait de film en film, ici pour la dernière fois), l’icône est bien présente. La carrière de l’acteur, légèrement en déclin à la fin des années 50, se voit relancée. Le nouveau Duke est arrivé : un homme d’âge mûr tout de suite adopté par les spectateurs. Pour la petite anecdote, regardez le ceinturon de John T. Chance (qui devient Grant en français !), celui-ci est gravé d’un beau Red River, La Rivière rouge, titre du premier western d’Howard Hawks qui mettait en scène John Wayne en 1948.


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MessageSujet: Re: Analyse Rio Bravo de Howard Hawks.   Mar 4 Sep - 23:19

Howard Hawks aimait à répéter qu’il était un réalisateur au service de ses personnages qui racontent l’histoire et il demeure aujourd'hui l'un des plus grands conteurs de l’Histoire du cinéma. Pour lui, pas besoin d’en mettre plein la vue (au sens propre), ce qui compte c’est de faire adhérer les spectateurs aux personnages par une relative simplicité technique. En quelques minutes, il répond aux questions qui, quoi, où. Ainsi conditionné, le spectateur peut entrer de plein pied dans l’histoire et aller à la rencontre des héros, les méchants intervenant bien peu car se trouvant à l’extérieur de l’espace confiné de la prison. Cependant, il ne faut pas le nier, l’énorme réussite technique est bien présente et on se souviendra longtemps de l’ouverture du film avec ses cinq premières minutes sans dialogues. Hawks savait la partie gagnée si les spectateurs se prenaient d’affection pour les héros. Ainsi, il créé l’intermède musical My rifle, my pony and me, qui ne fait certes en rien avancer l’histoire mais qui donne une bouffée d’oxygène pour ses personnages qui restent alors enfermés. Dès lors vous serez amené à fredonner la chanson avec Dean Martin et Ricky Nelson. Pourquoi ? Parce qu’à ce moment du film, les présentations étant déjà faites, vous aurez l’impression de faire partie de la bande. Symbiose entre les spectateurs et les personnages. Sur le tournage, les acteurs étaient très soudés, s’entendaient à merveille et l’ambiance était très chaleureuse durant les deux mois et demi de prises de vues. Cela se voit à l’écran.



Pour les spectateurs qui attendent (comme à l’époque) un western avec de grands espaces, de grandes chevauchées, des duels au soleil levant, des indiens survoltés et des rebondissements à foison, passez votre chemin. Rio Bravo est un film décontracté et drôle, aux décors limités, aux espaces confinés. On rit presque de la caricature que donnaient les autres westerns. On revient ici à la dimension humaine, presque intimiste, et les dialogues prennent le pas sur l’action, limitée à la toute dernière partie du film. Même les « méchants » sont laissés de côté... en partie car bien qu’on ne les voit que très peu une musique se fait entendre, le Degüello, celle que Burdette fait interpréter en permanence à un trompettiste afin d’user les nerfs du shérif et de sa bande. Thème traditionnel mexicain réutilisé dans d’autres westerns, le Degüello signifie littéralement « égorgement ». Ce thème était joué par les mexicains durant le siège d’Alamo.

Rio Bravo a été tourné en extérieurs à Old Tucson (Arizona) en seulement deux mois et demi. Les décors ont été construits selon les désirs du cinéaste à savoir aux dimensions légèrement réduites pour ainsi faire ressortir les personnages.



En 1967 et 1970, Howard Hawks tourne ses deux derniers films avec John Wayne, El Dorado et Rio Lobo, deux variations de Rio Bravo. Certaines scènes prévues à l’origine pour ce dernier ont d’ailleurs été reprises pour El Dorado où Wayne aide un ami shérif ayant des problèmes de boisson (Mitchum) et se voit aider par un jeune surnommé non pas Colorado mais Mississippi.

A la sortie de Rio Bravo en 1959, le film a été reçu par la critique comme un western de plus mais le succès a été énorme. Le film continue d’influencer les cinéastes venus du monde entier (Barry Sonnenfeld, Quentin Tarantino, Martin Scorsese, Godard et surtout John Carpenter) et est souvent à l’origine de la passion de nombreux cinéphiles. Son succès ne s’est jamais démenti en presque 50 ans et sa réputation ne fait toujours que croître de génération en génération. On apprécie le film d’Hawks à n’importe quel âge et malgré les rediffusions, le spectateur, le sourire aux lèvres, a l’impression de le redécouvrir à chaque vision.
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MessageSujet: Re: Analyse Rio Bravo de Howard Hawks.   Mar 4 Sep - 23:20


My rifle, my poooony and me...
The sun is sinking in the west
The cattle go down to the stream
The redwing settles in the nest
It's time for a cowboy to dream

Purple light in the canyons
That's where I long to be
With my three good companions
Just my rifle, pony and me

Gonna hang my sombrero
On the limb of a tree
Coming home sweetheart darling
Just my rifle, pony and me

Whippoorwill in the willow
Sings a sweet melody
Riding to Amarillo
Just my rifle, pony and me
No more cows to be roping
No more strays will I see
Round the bend she'll be waiting
For my rifle, pony and me
For my rifle, my pony and me


Et n'oubliez pas...



Get along home, Cindy-Cindy
I wish I was an apple hangin' in a tree
And everytime my sweetheart passed
She'd take a bite off me
She told me that she loved me
She called me sugar plum
She threw her arms around me
I thought my time had come

Get along home, Cindy-Cindy
Get along home, Cindy-Cindy
Get along home, Cindy-Cindy
I'll marry you sometime

I wish I had a needle
As fine as I could sew
I'd sew her in my pocket
And down the road I go
Cindy hugged and kissed me
She wrung her hands and cried
Swore I was the prettiest thing
That ever lived or died

Get along home, Cindy-Cindy
Get along home, Cindy-Cindy
Get along home, Cindy-Cindy
I'll marry you sometime



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