John Wayne, un homme, une légende


 
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 L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962

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cremers andre
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MessageSujet: l'homme qui tua liberty Valance   Sam 30 Juin - 17:19

l'image est manifique,plus aucun defaut de pelicule,mais ce qui est domage c'est le nouveau doublage de la version francaise.la version dvd avait des passage en vo st/fr vu que certain passage n'avait jamais ete doublé.mais on etait tellement habituer a la voie de Raymond Loyer qui doublait John Wayne.la nouvelle voix qui double John wayne c'est la voix qui double Russell Crowe
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Nathan Cutting Brittles
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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Dim 1 Juil - 21:28

Ah oui , forcément ça ne le fait pas trop , c' est comme regarder De Funès avec la voix de Stallone haha
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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Sam 28 Juil - 3:12

Analyse

C'EST SANS DOUTE l'un des derniers sommets de la carrière de John Ford : L'homme qui tua Liberty Valance, réalisé en 1962 et réédité en DVD cette année, clôt la boucle de plus de 45 ans de réflexion sur l'Amérique et ses mythes fondateurs. Avant-dernier western du cinéaste et tout dernier avec son acolyte John Wayne, tourné dans un humble noir et blanc, le film semble faire figure de testament : il marque en tout cas le passage à une nouvelle génération de réalisateurs, celle des Sam Peckinpah, Arthur Penn et autres Sergio Leone, tous chargés de renouveler un genre que "l'Amiral John Ford" a, de fait, porté à son apogée.

Par Thibaut Matrat

DEPUIS LE LOINTAIN, un train à vapeur massif approche, crachant une fumée noire dans toute la vallée. Et déjà, c'est comme si tous les films de Ford étaient laissés derrière lui. Par ce train arrivent à Shinbone le célèbre Sénateur Stoddard (James Stewart) et sa femme Hallie (Vera Miles), pour assister à un enterrement. Mais personne, à commencer par la presse locale, ne sait qui est ce feu "Tom Doniphon" pour lequel le sénateur a fait le voyage. "J'ai le droit de le savoir", insiste le rédacteur en chef, pénétrant dans la petite salle de pacotille où gît le cercueil. Bien qu'amer, le sénateur Ransom Stoddard, aussi appelé "l’homme qui tua Liberty Valance", lui accorde ce droit : époussetant une vieille diligence à l'arrêt, il se met à raconter son histoire, et un long flashback commence.


Hiatus

C'EST DÉJÀ PAR SA CONSTRUCTION NARRATIVE que L'Homme qui tua Liberty Valance attire l'attention : le film contient plus de passé que de présent, n'étant en tout et pour tout qu'un immense flashback. Un flashback qui a pour fonction de venir éclairer cette première arrivée à Shinbone, en opposition complète avec elle. Rarement début de film aura été plus mélancolique : "Le sénateur Stoddard est le seul qui soit encore à sa place", confie l'ancien shérif, Link Appleyard, à Hallie, alors qu'ils visitent tous deux les alentours délabrés de la ville. Pendant ce temps, le sénateur en question force sa voix devant les journalistes, déambulant dans une Shinbone moderne, au son omniprésent du train. John Ford semble s'ingénier à filmer une ville presque fantôme, ôtant tout ce qui peut paraître superflu à sa mise en scène, mais qui en constitue en réalité la périphérie nécessaire : plus de scènes de bar, plus de camaraderie rieuse, plus de multiples individualités soutenant une même communauté ; mais bien seulement le strict nécessaire des personnages "utiles", sur lesquels un lourd secret semble peser.

PUIS VIENT CE RÉCIT du passé, cette renaissance du souvenir qui permet d'en apprécier les différences. Ransom Stoddard est alors un tout jeune avocat de 25 ans, fraîchement diplômé, en route pour la ville de Shinbone. Avant même d'en avoir franchi le seuil, il est arrêté et agressé par Liberty Valance, la terreur de la région - incarné par Lee Marvin. Le personnage de James Stewart est recueilli et soigné par la famille d'Hallie, sa future femme, courtisée alors par le charismatique Tom Doniphon (John Wayne). Furieux, et fort de sa qualité d'avocat, Ransom Stoddard se met en tête de traîner en justice Liberty Valance : "C'est l'Ouest, ici, pèlerin, dit Wayne à Stewart, lui riant au nez. Tes bouquins valent rien contre les flingues." De plus, à Shinbone, le shérif n'a qu'une seule cellule dans sa prison, dont la serrure est cassée, et dans laquelle c'est lui-même qui dort.

OUTRE CETTE OPPOSITION, manifeste, entre une communauté aux institutions bien ancrées et une ville de l'Ouest sous la Loi du plus fort, Ford filme littéralement Shinbone passée et Shinbone présente comme "le jour et la nuit" : systématiquement, la ville au présent est vide et vue de jour ; tandis que, durant le flashback, elle est filmée de nuit, pleine de monde et de vie. La pléthore de personnages déjà entrevus au début du film (Woody Strode, Andy Devine et une bonne partie de la "troupe" de Ford) est alors retrouvée, dans la bonne humeur fordienne. Le groupe fonctionne, presque mécaniquement : ainsi de cette séquence où Tom Doniphon et le journaliste Peabody se donnent en spectacle improvisé devant toute la petite communauté, de laquelle s'échappe un rire collectif à chaque gag bien orchestré. Une complicité qui permet, malgré l'absence de règles, de faire en sorte que les conflits se résolvent d'eux-mêmes, au bar. Le juridique, comme bien souvent chez John Ford, se confond avec la bouteille. "Tribunal fermé, bar ouvert !" est, de fait, une phrase-clé chez le cinéaste.


Triangle

CE TRISTE PRÉLUDE produit néanmoins son effet : il fait peser sur le film entier une certaine fatalité. Le spectateur sait que Stoddard va abattre Liberty Valance, qu'il se mariera avec Hallie, et que Tom Doniphon sera oublié de tous. Il va maintenant apprendre comment. La tragédie tient à ce que le duel de Stoddard contre Liberty Valance, ce duel sur lequel le sénateur va édifier toute sa future carrière, n'en est en réalité pas un : par un procédé très ingénieux, et depuis massivement commenté, John Ford montre deux fois la confrontation, sous deux angles différents. La première fois, aucun doute : pour le spectateur comme pour le personnage de James Stewart, Ransom Stoddard a tué Liberty Valance. Vingt minutes plus tard intervient la seconde occurrence du "duel", par un flashback dans le flashback : John Ford cadre alors la même scène depuis un autre angle, changeant de perspective et ajoutant à la ligne droite du duel (Valance-Stoddard) un autre point, à savoir John Wayne. Ainsi, un triangle se forme et le spectateur découvre que c'est en réalité Tom Doniphon qui, d'un coup de fusil au moment opportun, a tué Liberty Valance, permettant par-là à Ransom de conquérir la gloire ainsi qu'Hallie, la fille dont il rêvait tant. Le personnage de John Wayne, le vrai "homme qui tua Liberty Valance", condamné à rester dans l'ombre, dans les coulisses de l'Histoire, se rapproche bien des plus grands destins tragiques : "J'arrive trop tard", dit-il, tout simplement.

L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE est l'histoire d'une communauté fonctionnant en autonomie (d'un centre – Shinbone) dans laquelle arrive depuis le dehors (la périphérie – le monde moderne) un élément étranger - Ransom Stoddard (le représentant de la Loi). L'ensemble du film est construit selon ce motif triangulaire : il y a bien un triangle amoureux (entre Tom, Ransom et Hallie), un triangle de pouvoir (entre Tom, Ransom et Liberty Valance) et quelque chose comme un triangle temporel (Tom, représentant le vieil Ouest ; Ransom, incarnant le monde moderne ; et Shinbone, symbolisant l'espace à conquérir). Et ce motif triangulaire doit nécessairement se résoudre en droite, en ce que l'un de ces termes doit disparaître, par la force des choses : ainsi de Tom Doniphon, de Liberty Valance, et du monde mythique de l'Ouest.


Ombre

AVEC CETTE LUTTE TRIPARTITE, c'est non seulement une certaine idée de l'Ouest que le cinéaste enterre, mais également une certaine idée du cinéma : adepte des mises en abyme, John Ford ne choisit évidemment pas John Wayne "par hasard". John Wayne, l'acteur qui a "joué le même rôle toute sa vie", représentant de l'Ouest pur et dur, doit ici s'effacer au profit du frêle James Stewart - symbolisant, quant à lui, par des films comme Mr Smith au Sénat (1939), une certaine naïveté de la démocratie. C'est aussi, en 1962, l'idée que le classicisme vieillissant doit s'effacer devant la modernité cinématographique. L'ultime ironie de Ford étant qu'en réalité, ce n'est pas tant un effacement qu'une aide secrète : l'acte de Wayne est fondateur en ce que, en lieu et place d'une justification de la force (inhérente au vieil Ouest), il opère une fortification de la justice.

CETTE MARCHE DU PROGRÈS, cette arrivée de la modernité représentée par Ransom, est bien plus montrée comme un mécanisme fatal, impliquant des sacrifices, que comme une chose bonne en soi. L'installation progressive des institutions - les panneaux d'élections sont encore en carton-pâte, le drapeau américain dans la petite salle de classe est manufacturé -, nécessaire, ne se construit d'ailleurs pas sans le mythe : elle prend littéralement appui dessus. Sans Tom Doniphon, pas de sénateur Stoddard. Mais pour autant, comme le conclut le rédacteur en chef une fois le flashback terminé : "C'est l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, imprimez la légende." Et cette légende de l'Ouest sur laquelle l'État s’est bâti présuppose, bien évidemment, qu'une des faces du triangle reste cachée à jamais. L'Histoire s'écrit sur les ombres. Et tant pis, semble nous dire John Ford, pour tous les Tom Doniphon et les anonymes de l'Histoire, passés et à venir.

T. M.
---------------------
à Paris, le 23/07/2012

L’homme qui tua Liberty Valance (The man who shot Liberty Valance)
Western américain de John Ford, 1962
Avec John Wayne, James Stewart, Vera Miles, Lee Marvin, Andy Devine, etc.
Réédition en DVD et Blu-Ray en France le 27 Mai 2012
Durée : 1h58


http://lintermede.com/cinema-l-homme-qui-tua-liberty-valance-the-man-who-shot-john-ford-dvd-analyse.php
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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Lun 29 Avr - 17:07

L’homme qui tua Liberty Valance


le 29/04/2013 - par Mr Lapadite

Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier à réagir !

http://www.esseclive.com/cinema/nos-films-cultes/western/015828-Lhomme-qui-tua-Liberty-Valance.htm

PRODUCTION : L’homme qui tua Liberty Valance DATE : 3 octobre 1962 DIRECTOR : John Ford GENRE : Western CASTING : James Stewart, John Wayne, Lee Marvin - Article par CQN

En 1910, le sénateur Stoddard (James Stewart) et sa femme Hallie, reviennent à Shinbone, dans l'Ouest, pour l'enterrement de Tom Doniphon (John Wayne). Le journaliste local, intrigué par la présence d'un sénateur venu assister à l'enterrement d'un cow-boy inconnu, presse Stoddard de s'expliquer. Ce dernier cède et lui conte son histoire: son arrivée dans l'Ouest après obtention de son diplôme de droit, l’attaque de sa diligence par le célèbre bandit Liberty Valance, sa volonté de se venger de celui-ci et l’aide qu’il a recu de Tom Doniphon, le cow boy vieillissant et désabusé.

Pour le moins que l’on puisse dire, c’est que John Ford nous livre ici un Western des plus atypiques, avec très peu de scènes d’action ou de Galop à travers les grands espaces du far west. Ce film tient plus du drame sociale que réellement du “Shoot’em up”. Les fans de Sergio Leone qui s’attendent à une glorification de l’archétype du cow boy solitaire, rusé et particulièrement habile à la gâchette (Coucou Clint) risquent d’être déçu. Ce dernier affirme même que c’est son film préféré de Ford, puisque "it was the only film where he (Ford) learned about something called pessimism."

Il faut replacer ce film en contexte pour en comprendre tout l’intérêt. John Ford est vieillissant, ravagé par l’alcool et la maladie, sa conception de la vie devient différente, plus sombre, moins manichéenne, mais aussi plus réaliste. Son style s’en ressent. Il sent aussi le poids des années, l’essoufflement du genre du Western Americain (l’arrivée par la suite du Western Spaghetti , porté par des réalisateurs comme Sergio Leone ou Sam Peckinpah prouve que le genre avait encore beaucoup d’avenir devant lui) et peut être aussi sa propre fin, décide de réunir dans ce film deux des plus grands acteurs de la seconde moitié du 20éme siècle : John Wayne (Cent dollars pour un Sherif, Rio Bravo) et James Stewart ( Fenêtre sur Cour, Sueurs froides). Si le premier se trouve dans la même situation que le réalisateur, à savoir en fin de carrière, le second ne fait que gagner en notoriété, enchainant film à succès sur film à succès. Ce choix de Ford n’a pas été fortuit.

Il ne faut pas s'arrêter non plus à l'apparente simplicité du scénario, le film est un tantinet plus subtil qu’il n’y parait, Ford manie le symbolique comme personne et nous montre la confrontation entre deux conceptions de l'Amérique; celle d'un Doniphon (J.Wayne) pragmatique face à l'idéalisme d'un Stoddard (J.Stewart).


Stoddard est un “pied tendre”, fraichement diplômé d’une université de l’Est, il suit le fameux adage du « Go west, young man, and grow up with the country” et embarque pour Shinbone, rêvant d’y apporter sa connaissance de la loi; mais son idéalisme se voit vite réduit a néant par l’attaque de Liberty Valance, contre qui il n’a pour se défendre que ses livres de droit. C’est donc ensanglanté et sur une civière qu’il arrive à Shinbone.

Il est recueilli par Hallie, la fiancée de Tom Doniphon, ce dernier n’hésite pas à se gausser de lui et de ses principes, argumentant que ce n’est que grâce à un revolver qu’il est possible de se défendre. Se met en place alors entre les 2 protagonistes une sorte de duel, afin de savoir qui de la loi ou du Revolver triomphera le premier contre le mal. Doniphon et Stoddard défendent tous les deux les mêmes valeurs, la protection des plus faibles ou la promesse d'un véritable état. Seulement ils divergent sur les moyens à utiliser, les armes ou le droit

Mais l’arrivée de Stoddard change tout le paysage de la ville, il crée une école, éduque les habitants et leur inculque les rudiments de la démocratie, allant jusqu'à organiser des élections de représentants. Ce qui séduit Hallie, qui se détourne petit à petit de Doniphan pour suivre Stoddard.


Liberty Valance finit par arriver en ville, et confronte Stoddard en duel, ce dernier qui s’était quelque peu entrainé au maniement de l’arme à feu ne fait pas le poids contre son adversaire, mais arrive tout de même à la surprise générale, à abattre son ennemi. Ce qui fait de lui une légende et le propulse sur les devants de la scène politique. Ce n’est qu’à la fin du film que l’on se rend compte que ce n’est pas Stoddard qui a tué Valance, mais Doniphan, qui caché, a sauvé la vie du futur mari de son ex-fiancée. Ce dernier devint par la suite un politicien extrêmement influent, là ou le premier sombra dans l’oubli


John Ford dessine ici la fin d’un monde et la création d’un nouveau. C’est la barbarie qui cède à la civilisation, la loi qui s’est approprié la violence, mais aussi et surtout un univers qui fleurit sur un mensonge et une imposture. Mais le point intéressant du film est la relation entre Stoddard et Doniphon. Stoddard joue d'abord le rôle du faible, et qui va peu à peu se tailler une légende tout en faisant de l'ombre au vieux Tom, arrivant même à lui piquer son amour secret, Hallie.
On peut alors penser qu'il y a une victoire de la modernité, jusqu'à cette scène, où Wayne déchu et bourré, apprend que c'est lui, lors du fameux duel, qui avait tué Valence.
La légende de l'Ouest reste donc l'homme de l'Ouest. La Loi n’étant rien sans la Force.

On relèvera tout de même que l'obstacle majeur sur le chemin de cette civilisation s'appelle “Liberty”, et qu'il faudra se résoudre à le tuer pour que James Stewart arrive à ses fins.

Le triangle amoureux est aussi porteur de sens, Hallie s’éprend de Stoddard au fur et à mesure qu’elle s’instruit et découvre les bienfaits de l’éducation, et délaisse Doniphan. C’est la population de l’Ouest qui préfère la sécurité du droit à la loi du plus fort, même si celle ci est synonyme d’une perte de Liberté.

Grandir, c'est un peu tempérer ses espoirs de jeunesse et composer avec la réalité de la vie; le film de Ford c'est un peu cela, il rend compte de l'acquisition de la maturité de ce jeune pays.

Ce film s’effeuille donc avec grand plaisir, d’une profondeur exceptionnelle pour un western, il s’agit d’une véritable odyssée sur la naissance de l’institution américaine et sur la fin d’une époque
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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Mar 11 Juin - 5:01


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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Dim 30 Juin - 9:22

cremers andre a écrit:
l'image est manifique,plus aucun defaut de pelicule,mais ce qui est domage c'est le nouveau doublage de la version francaise.la version dvd avait des passage en vo st/fr vu que certain passage n'avait jamais ete doublé.mais on etait tellement habituer a la voie de Raymond Loyer qui doublait John Wayne.la nouvelle voix qui double John wayne c'est la voix qui double Russell Crowe

Oui c'est déplorable !
Pour seulement quelques secondes ici ou là, tout le doublage a été refait.

Et non seulement la voix de John Wayne, mais toutes. On ne reconnait pas non plus James Stewart.

Les 2 voix les moins biens faites :
John Wayne
Le Shériff : il n'y a aucune ressemblance avec l'ancien doublage, qui, lui, reprenait bien les "tics" de langage de la version originale américaine.

C'est inexplicable ce choix
Pour quelques secondes de paroles (car il n'y en a pas des tonnes dans un western en général, mais ici surtout dans les scènes manquantes.
Cela a du coûté cher en redoublage alors que pour d'autres films où le son est très mauvais, voir inaudible, rien n'est changé !? scratch 
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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Dim 28 Juil - 12:32

Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende

Un Duel entre légende et vérité.

Comment fonctionne un duel de western ?

Trois pistes de lecture majeures traversent la fameuse séquence du duel, évoquée en flash-back, qui oppose le héros intègre au hors-la-loi sanguinaire dans le film de Ford : le traitement du duel lui-même dont certains codes volent en éclats, la légende qui va en découler et le court flash-back (plus tardif dans l’économie du film) qui va en infirmer la vérité.

À l’instar de tous les grands genres cinématographiques, le western est parfaitement codifié. Fondé sur l’histoire et/ou la légende des États-Unis comme le montre notre séquence, ce genre souvent violent a son bestiaire (cheval, Bison...), ses accessoires (Stetson, Colt, Winchester...), ses topiques (la bagarre du saloon, l’attaque de la diligence ou de la banque, la poursuite...) et, bien sûr, ses moments privilégiés tels que le duel qui constitue la plupart du temps l’acmé narratif, moral et esthétique de la crise.

Dans "L’Homme qui tua Liberty Valance", l’antépénultième western de John Ford, la grande scène du duel opposant Ransom Stoddard (James Stewart), un jeune avocat pétri d’idéaux, à Liberty Valance (Lee Marvin), un desperado à la solde du plus offrant, vient clore un conflit en germe depuis que Valance a détroussé Stoddard de ses maigres biens au début de l’intrigue.

Cette histoire pleine de tensions est en fait un long flash-back, encadré par le récit (présent de la narration) de Stoddard, élu sénateur quelques décennies plus tard, qui devient le conteur de sa propre légende.

Plus précisément, la scène climax intervient après que Valance, furieux de n’avoir pas été élu comme délégué (à la place de Stoddard) pour représenter le Colorado devant la Convention territoriale qui doit statuer sur l’entrée de l’État dans l’Union, s’est livré au saccage des bureaux du journal local et à l’agression de son directeur, Dutton Peabody (Edmond O'Brien).
Déjà provoqué par Valance lors du fameux vote, Stoddard décide d’agir en affrontant le hors-la-loi qui jouit d’une réputation de virtuose de la gâchette, juste un cran en dessous du cow-boy Tom Doniphon (John Wayne) qui incarne quant à lui, le pionnier, homme d’action héroïque et solitaire, de l’Ouest américain primitif.

Stoddard, qui est lui un intellectuel, pur produit de l’Est civilisé, n’est guère en mesure de tenir un colt en main, et ce n’est pas l’entraînement éclair au tir que lui a fait subir Doniphon qui peut lui être d’un quelconque secours !

Autant dire que les forces en présence souffrent d’un sérieux déséquilibre.
Déséquilibre qu’il convient de souligner puisqu'il constitue un symptôme de perversion de cette scène de genre où les duellistes sont très souvent d’un niveau de dextérité égal afin de ménager le suspense.

Aussi sera-t-on surpris que nul ne s’étonne dans cette petite ville de Shinbone que Ransom Stoddard, piètre tireur, ait pu éliminer de la main gauche un tueur professionnel tel que Liberty Valance ! "

par Philippe Leclercq


Revoir ce chef-d'oeuvre de John FORD, c'est comme rajeunir de dix ans, retrouver une certaine humilité, vouloir croire à nouveau en certaines valeurs....

Science de la mise en scène, maîtrise parfaite du cadre, du mouvement et du Noir & Blanc, poésie, truculence et noblesse des sentiments sont la signature de ce borgne de génie.

Film testamentaire qui avec "Les Raisins de la colère" - "L'Homme tranquille" et "Les Cheyennes", reste bien ancré dans mon cœur.

" L'Homme qui tua Liberty Valance " vient de ressortir dans une version nettoyée-renumérisée qui mérite vraiment le détour, tout comme " Les Sept Samouraïs " d'Akira Kurosawa, récemment revu en Salle dans sa version longue originale...

Que du Bonheur, vraiment !
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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Sam 19 Oct - 10:06


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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Ven 20 Déc - 16:55


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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Mer 25 Déc - 9:39


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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Dim 16 Mar - 8:08


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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Mer 19 Mar - 9:12

La scène clef du film bravo  bravo !!!
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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Sam 22 Mar - 7:14


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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Sam 12 Avr - 13:42


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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Ven 9 Mai - 15:04

It was my steack Valance  bravo 
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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Dim 25 Mai - 15:55


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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Mar 26 Aoû - 18:38


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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Mar 3 Jan - 11:01

https://www.youtube.com/watch?v=XXWpG8xPM10
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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Ven 20 Jan - 18:38

Merci Fabrice.
De ce fait j'ai cherché les paroles et je suis arrivé à ceci :
qui donne les 12 différentes versions chantées.
https://secondhandsongs.com/performance/287902/versions
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MessageSujet: Re: L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962   Lun 23 Jan - 11:30

Merci Cochise tu es trés précieux, j'ai vu , je suis venu , tu as vaincu Wink Wink Wink Wink
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L'homme qui tua Liberty Valance-The Man Who Shot ... - 1962
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